Info en ligne des Congolais de Belgique
Par Cheik FITA
Dans une déclaration politique signée le 13 mai 2016 et remise à la presse ce jour, Étienne Tshisekedi, le Président de l'UDPS a déclaré qu’incessamment, il donnerait un « mot d'ordre, pour défendre l'état de droit démocratique et les valeurs de la République qu'aucun individu ou groupe d'individus ne saurait impunément fouler aux pieds pour des intérêts égoïstes. »
Cette déclaration fait suite à la publication d'un arrêt de la Cour Constitutionnelle congolaise qui « a délibérément violé la constitution dans le but de satisfaire les intérêts d'un groupe d'individus décidés de se maintenir au pouvoir contre la volonté du peuple. »
Pour le dirigeant de l'UDPS, et cette Cour Constitutionnelle et la CENI sont « instrumentalisées par le pouvoir de qui elles reçoivent des injonctions. »
Et d'ajouter « Cela confirme la nature du pouvoir de monsieur Joseph Kabila qui est à la tête du pays par défi. »
Pour l'UDPS, « Si les élections ne sont pas organisées dans le délai constitutionnel, monsieur Joseph Kabila devra quitter le pouvoir le 19 décembre 2016 dans les meilleurs de cas, et remettre les clés du palais de la nation au plus tard à minuit. »
L'UDPS réitère son « appel du 24 avril pour que les organisations internationales et les USA puissent faire pression afin que les forces politiques et sociales se retrouvent dans les brefs délais pour un dialogue, seul cadre susceptible d'éviter au pays le chaos dans lequel tente de le replonger monsieur Joseph Kabila et sa famille politique ».
Est-ce le dernier avertissement de Tshisekedi à Kabila avant un appel à une désobéissance civile ?
L’entêtement et le jusqu’au-boutisme de Kabila montrent que la RD Congo va irrémédiablement vers un affrontement entre les forces du changement et les forces du statu quo, ces dernières ne comprenant que le langage de la rue.
Bruxelles, le 14 mai 2016
Cheik FITA
Photo : Radio okapi
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