Info en ligne des Congolais de Belgique
Le 17 mai 1997, les soldats de l’AFDL, Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo entraient à Kinshasa, accueillis en véritables libérateurs par la population kinoise.
21 ans après, quel bilan ceux qui avaient chassé Mobutu peuvent-ils présenter au peuple congolais ?
Ont-ils fait mieux ou pire que Mobutu ?
La RD Congo a-t-elle progressé ou reculé ?
Le peuple est-il content de ceux qui sont au pouvoir ?
Du point de vue social,
Face aux données ci-après, les tombeurs de Mobutu peuvent-ils pavoiser ?
Du point de vue culturel,
Du point de vue économique,
Un chiffre : la RD Congo a un budget annuel de 5 milliards de dollars. Vous avez bien lu. Moins que le budget de la plupart des villes européennes. Quelques exemples :
A se poser des questions : où va l’argent du coltan, du pétrole, de l’or, du diamant, du bois, du colbalt, du cuivre.. ?
La plus grande richesse d’un pays, ce sont les hommes, les citoyens. Dans tous les pays du monde, l’état recense sa population et délivre une carte d’identité à chaque citoyen. 21 ans après le départ de Mobutu, l’état congolais est toujours incapable de délivrer une carte d’identité aux citoyens.
Du pouvoir issu des urnes.
La gestion d’un état se fait à plusieurs niveaux : Local, urbain, provincial, national.
A l’issue de la rencontre de Sun City en 2002, il avait été décidé d’organiser les élections générales en 2005, au plus tard en 2006. le processus électoral devait commencer par la base pour se terminer par la présidentielle.
Il n’y eut pas d’élections locales en 2006. 21 ans après le départ de Mobutu, il n’y en a toujours pas eu. Ainsi, depuis le départ de Mobutu, il n’y a toujours pas eu un seul élu local en RD Congo. Bien au contraire, les dirigeants locaux sont nommés par le sommet.
A propos des mandats.
Il y eut en 2006 élections des députés provinciaux qui élirent à leur tour en 2007 des gouverneurs pour un mandat de cinq ans soit jusqu’en 2012. Et après ? Plus rien. Qui gouvernent actuellement les provinces congolaises ?
En 2011, il y eut des élections législatives, quoique fortement chahutées. En 2012, le parlement fut installé pour 5 ans.
Depuis 2017, il n’y a plus de parlementaires détenant un mandat valide du peuple.
Faut-il parler du sénat qui a battu tous les records de l’illégitimité ? Elus en 2007 pour 5 ans, onze ans après, toute honte bue, les "sénateurs" siègent toujours. Une véritable escroquerie politique.
En 2011, il y eut élection présidentielle. Selon la CENI, Joseph Kabila avait gagné et était donc devenu Président pour cinq ans. Oui, pour cinq ans. Pas un jour de plus, pas une minute de plus. Le 19 décembre 2016, le mandat présidentiel issu des urnes avait pris fin.
Entre la fin de mandat du Président et aujourd’hui, une magie toute congolaise s’est produite : Le Président qui aurait dû partir en 2016 est toujours là ! Et… Il n’y a toujours pas eu d’élections.
Ainsi, il trône à la tête de la RD Congo des individus qui se disent, qui ministre, qui Premier ministre, qui député, qui Président.
Avec quel mandat ?
Par rapport à la situation qui prévalait le 17 mai 1997 à la chute de Mobutu, ses successeurs ont-ils fait mieux ? Ont-ils rendu le Congolais plus heureux ? Ont-ils transformé le Congo en un pays où il fait bon vivre ?
17 mai 1997-17 mai 2018, y a-t-il eu progrès ou gâchis ?
Bruxelles, le 17 mai 2018
Cheik FITA