Quand on visite le site de la CENI, Commission Electorale Nationale Indépendante de la RD Congo on remarque deux choses :
- Il y a un compte à rebours. En date du samedi 18 août 2018, on était à J-127 avant la tenue des élections. Bonne idée de la CENI de rappeler aux électeurs et aux candidats le nombre de jours qui nous séparent du scrutin. Bémol, ce compte à rebours aurait dû commencer au lendemain des élections de novembre 2011 et s’achever le 19 décembre 2016 à minuit. Là nous avons un compte à rebours issu des magouilles.
- On peut lire quelques articles ayant trait à la « machine à voter ». dans le sens : « Sensibilisation électorale à gnangnan…La population de gnangnan adopte la Machine à voter. » Pourquoi la CENI tient-elle à rabattre les oreilles des gens avec ce machin ? Combien de localités y a-t-il en RD Congo ? La CENI saura-t-elle sillonner toutes ces localités ? Saura-t-elle atteindre tous les 80 millions de Congolais ? Saura-t-elle atteindre tous les 40 millions d’électeurs ? C’EST IMPOSSIBLE. En disant « La population de gnangnan adopte la Machine à voter », la CENI avoue par là qu’il y a problème. En affirmant unilatéralement cette « adoption », la CENI sort de son rôle de neutralité. Pire, elle prend une position politique, ce n’est pas son rôle. Ce machin n’est pas consensuel, loin de là. Déjà que des membres de la CENI se sont sucrés sur le marché d’achat de ces machins en empochant des plantureuses commissions, EYEBENI., C'est connu. Mais la CENI veut prendre le risque d’organiser les élections avec son foutu truc au mépris de ce que cela pourrait entraîner comme émeutes ou même mort d’hommes. Il est grand temps que les dirigeants de la CENI se ressaisissent. Qu’ils sondent convenablement l’état d’âme des Congolais par rapport à ce machin. Ils se rendront compte qu’il y a des gens qui sont prêts à mourir pour qu’il y ait des élections sans « machins à voler ». Si les responsables de la CENI sont disposés à assumer ces morts éventuelles, qu’ils sachent que mort d’hommes pour le processus électoral signifie prison pour les auteurs directs et indirects. Et ce n’est plus très loin, c’est dans maximum J-127.
A l’image de tous ces délinquants qui sont aujourd’hui derrière les barreaux dans différentes prisons du monde, qui ont compris trop tard les conséquences de leurs actes, que les dirigeants de la CENI ne disent pas un jour, qu’ils ne savaient pas et que personne ne les avait averti.
Cette fixation maladive de la CENI sur les "machins à voter" sent vraiment mauvais, dégage une odeur nauséabonde de putréfaction très avancée.
Oui, le compte à rebours a également commencé pour les fossoyeurs du processus électoral congolais.
A bon entendeur…
Mulhouse (France), le 18 août 2018
Cheik FITA