Info en ligne des Congolais de Belgique
Par Cheik FITA
Des opposants à Joseph Kabila se préparent à désigner un de leurs pairs comme candidat commun à la présidentielle congolaise depuis Genève.
Qui choisiront-ils ? Selon quels critères ? Pour quels objectifs ?
La première chose que le « conclave de Genève » doit éviter c’est de poser des faux problèmes.
Parmi les faux problèmes il y a :
Parmi les vrais problèmes que les participants du conclave de Genève doivent aborder il y en a au moins deux :
En tout premier lieu, la problématique de l’observation des élections. Pourquoi ?
« Machine à voter » par-ci, fichiers corrompus par là, cour constitutionnelle remaniée à dessin…
Le clan Kabila a planté le décor d’un véritable hold-up électoral.
Le conclave des opposants à Genève doit en priorité trancher ce problème.
L’organisation des élections aurait été transparente, Joseph Kabila n’aurait pas émis des signaux attestant qu’il voudrait rester maître du jeu électoral, même avec une présidentielle à un tour, le dauphin du Président sortant ne pourrait jamais être élu.
Car être élu signifierait obtenir le plus de voix dans les urnes.
Or, le dauphin de Joseph Kabila est desservi par un point majeur :
Contrairement aux candidats de l’opposition qui peuvent présenter des projets, lui doit assumer le lourd passif de son mentor. (voir notre article : RD Congo: les menteurs, tricheurs, voleurs, pilleurs, criminels… à 55 jours du vote sanction)
Le deuxième problème est celui de la mobilisation de l’électorat pour réaliser un véritable raz de marée.
Face au candidat d’un régime impopulaire et décrié, le conclave de Genève doit se fixer comme objectif d’obtenir au 80% de votes pour son candidat commun. Ce qui rendra quasi impossible le traficotage des chiffres sortis des urnes.
En quelques mots comme en mille, le communiqué final du conclave de Genève devra booster le candidat commun, et non le plomber.
Bruxelles, le 8 novembre 2018
Cheik FITA
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