Info en ligne des Congolais de Belgique
Par Cheik FITA
Dans un communiqué signé le 12 juillet 2019, le CLC, Comité Laïc de Coordination (de la RD Congo) exige :
« la démission des soi-disant juges constitutionnels, » et annonce qu'il « entend mobiliser ses différents partenaires pour le renouvellement de cette cour ».
Il affirme également qu'aucune élection n'est envisageable dans la composition actuelle de la haute direction de la CENI et d'ajouter : « Cette perspective passe non seulement par le renouvellement préalable de cette équipe mais aussi par l'organisation d'un recensement général de la population et la réforme de la loi organique et électorale ».
En affirmant que « Le combat pour l’État de Droit doit se poursuivre et la réhabilitation de l’État passe nécessairement par la réhabilitation de ses institutions d'excellence », le CLC montre à quel point son nouveau combat est noble.
Seulement,
Le CLC aura-t-il les moyens de ses ambitions ? Pourra-t-il mobiliser les Congolais comme ce fut le cas en 2017 et 2018 ?
Le paysage politique congolais de l'après 28 décembre 2018 n'est plus le même. Il s'est totalement recomposé avec de nouvelles alliances, de nouvelles inimitiés. La dynamique populaire d'avant 28 décembre 2018 qui avait porté le changement s'est désagrégée et même estompée.
Le CLC saura-t-il recoller les morceaux et lesquels ? Le CLC saura-t-il redonner un nouveau souffle et s'installer dans la société comme le gardien du temple ?
Certains membres du CLC ne seront-ils pas tentés à un moment donné de se positionner par rapport à la nouvelle donne politique engendrée par les élections de décembre 2018 et s'aligner carrément dans la course aux postes ?
Bruxelles, le 15 juillet 2019
Cheik FITA
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