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Billet. Front machin. Si j'étais Joseph Kabila

Billet. Front machin. Si j'étais Joseph Kabila

Kinshasa, le 13 octobre 2026

Par Cheik FITA

Lundi 12 octobre 2026, dans la ville congolaise de Goma, un conglomérat d’individus, véritables survivants du Néandertal a décidé de créer un machin soi-disant pour réaliser on ne sait quoi en faveur de la Nation, congolaise, sous-entendu.

« Un bon arbre fruitier se juge par la qualité de ses fruits » dit un proverbe africain.

In fine, quel fruit ces vilains messieurs proposent-ils aux Congolais ?

Intellectuel engagé, citoyen honnête, aimant son pays et ses concitoyens, malgré mon actuel séjour, purement culturel au pays, pour faire la promotion auprès des élèves de Kinshasa, de la lecture du livre congolais et du théâtre classique congolais, je ne pouvais me taire face à cette ignominie, la mise en place d’une entreprise idiote et sanguinaire, Ne pas d’exprimer pourrait être assimilé à une complicité, et avec quelle racaille!

Le plus cynique, ce que ces aventuriers de grands chemins ont décidé de désigner à la tête de leur association de malfaiteurs un dénommé Joseph Kabila qu’un accident de l’histoire avait placé à la tête de notre pays, la République Démocratique du Congo.

« Quand un fou mangeant son manioc est attiré par le rythme du tam-tam et que pour bien danser il dépose son manioc, si l’on lui vole son manioc, la prochaine fois qu’il reviendra danser, il dansera, son manioc en main ».

Quel rythme de tam-tam ces barbares ont-ils battu pour attirer les Congolais ?

Le rythme de tam-tam de leur mentor alors à la tête du pays il n’y a pas si longtemps, était-il une invitation à la fête, à la concorde et à la joie ? Ou était-il annonciateur de la désolation, de la mort ?

Sans lire ni écouter le bla-bla de ces énergumènes justifiant leur entreprise criminelle, le bon sens le plus élémentaire recommanderait à chacun des cent millions de Congolais de considérer ces individus rétrogrades comme une entreprise criminelle destinée à semer la mort et la désolation.

La dénomination même de cette entreprise démoniaque la condamne : Un mouvement « politico-militaire » n’a pas pour objectif de distribuer des bonbons aux enfants, ni de planter du maïs et des arachides, ni encore moins de sécuriser les femmes qui vont chercher l’eau à la rivière. Il a pour première mission de faire peur grâce à l’arme qu’il trimballe, et de tuer en cas de résistance. D’assassiner. Oui-DE-TUER. Car si l’on veut sauver quelqu’un, ce n’est pas en lui braquant le fusil comme s’il était une antilope.

Et aucun congolais n’a le pouvoir d’ôter la vie à un autre congolais. Oui, tous ces Congolais qui tomberont sous les balles de ces illuminés, sont des hommes au même titre que tous les autres Congolais.

Oui, des malfrats qui s'octroient un permis de trucider les Congolais!

Si j’étais Joseph Kabila, arrivé à Kinshasa en bottes, devenu riche grâce à l’argent du contribuable, ayant régné 18 ans sur des millions de personnes…  Après avoir été poussé hors du pouvoir par les urnes « Sans un seul coup de feu », et bien si j’étais Joseph Kabila, je créerai une association philanthropique, je cultiverai des champs à perte de vue dans toutes les 26 provinces…

Or, lui Joseph Kabila décide de revenir au pouvoir par les armes, de semer non pas le maïs, mais la mort, de distribuer aux enfants non pas des bonbons, mais des balles dans la tête.

Toute affaire cessante, tout citoyen congolais a le devoir de barrer la route à cet énergumène et sa cohorte de criminels.  

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