Didier NKINGU & Benjamin Stanislas KALOMBO photo cheikfitanews
Zetes industries, une société belge, tiendra son assemblée générale
le mercredi 29 mai 2013. Au cours de cette assemblée générale, monsieur Didier Nkingu actionnaire dans cette société a prévu de poser un certain nombre de questions sur la marche de
l’entreprise.
Quel intérêt ces questions présentent-elles pour la RD Congo ?
Zetes Industries est une très grande société cotée en bourse. Elle s’est spécialisée dans la fabrication des
cartes d’identité, des permis de conduire. Elle a des marchés dans plusieurs pays du monde.
Pour la RD Congo, Zetes industries est surtout actionnaire à 100 pourcents de ZETES SA, société qui
avait livré les kits pour le fichier électoral des élections congolaises chahutées de novembre 2011.
Lors de l’assemblée générale de 2012, monsieur Didier Nkingu avait posé un certain nombre de questions dont
une, liée à l’obtention par ZETES S.A. du marché des Kits en RD Congo, et une autre liée à la qualité de l’institution ayant signé le contrat.
Était-ce la CEI, dirigée par l’abbé Malu Malu ?
Or, selon les lois congolaises, en 2007, à l’installation du parlement issu des élections de 2006, la CEI
disparaissait de plein droit pour être remplacée par la CENI. Monsieur Malu Malu et son équipe n’étaient plus en droit d’engager la république.
De deux, la BCECO avait jugé non-conformes les kits de Zetes SA. Malgré cela, c’est Zetes SA qui eut le
marché. Comment ?
Sur ces points, monsieur Nkingu n’a jamais eu de réponse claire de la part de ZETES.
Monsieur Nkingu ainsi que l’asbl APRODEC dont il est administrateur durent recourir à la justice belge afin
d’avoir gain de cause.
C’est ainsi que le mardi 28 mai 2013, ZETES Industries et Mr Nkingu ont comparu en référé au tribunal du
commerce de Bruxelles.
Aux dernières nouvelles nous parvenues, la magistrate a rendu une ordonnance dans laquelle elle confirme que
si à l’assemblée générale de ZETES Industries du 29 mai 2013, il y a absence de réponses aux questions de monsieur Nkingu, cela impliquerait une violation de la loi, et elle a pris acte des
promesses de Zetes Industries de respecter son engagement.
Zetes a été impliquée dans les élections en RD Congo. Ces élections ont eu beaucoup d’effets pervers :
sur les partis politiques engagés dans le processus, sur la population congolaise dont la descente aux enfers continue, sur la marche générale de la RD Congo, avec à la présence au sommet de
l’état d’individus sans légitimité, dirigeant par défi.
Les actionnaires de Zetes n’ont-ils pas droit d’être rassurés sur l’origine des bénéfices de
l’entreprise ? Le pouvoir de Kinshasa n'étant pas le modèle de la transparence.
Bruxelles, le 28 mai 2013
Cheik FITA