Ngoy Mulunda, Président de la CENI, Commission électorale nationale indépendante de la RD Congo a eu une journée marathon ce vendredi 23 septembre 2011 à Bruxelles
où il séjourne:
- Un dîner de presse avec la presse internationale et congolaise, dans un grand hôtel de la place,
- Un face à face musclé avec deux représentants des combattants.
- Une conférence à l’intention de toute la communauté congolaise en soirée, à l’ambassade de la RD Congo.
Durant le dîner de presse, le pasteur Ngoy Mulunda, assisté par le vice-Président Jacques Ndjoli ont fait le point du processus:
- Niveau d’avancement
- Difficultés
- Coût
- Contacts avec les partis politiques, surtout ceux de l’opposition.
Durant la série des questions-réponses, certains griefs reprochés à tort ou à raison, ont été abordés:
- L’enrôlement des enfants
- Les relations du Président de la CENI avec le Président Kabila… Si celui-ci ne l’avait pas désigné en espérant un retour de l’ascenseur c’est-à-dire: le proclamer
comme élu, même contre vents et marées.
Le pasteur Ngoy Mulunda ainsi que le professeur Ndjoli ont peint le tableau financier et politique de leur institution.
Politiquement, la CENI est tenue par les délais constitutionnels. Les partis politiques de l’opposition n’ont cessé de faire pression sur l’institution.
Afin d’organiser des élections apaisées et consensuelles, le pasteur Ngoy Mulunda a informé la presse qu’il prenait soin de contacter tous les leaders politiques,
surtout ceux de l’opposition car étant les plus sceptiques.
La CENI peut-elle trafiquer les résultats?
Non affirme le président de l’institution. « La loi congolaise est telle que c’est le bureau de vote qui est la structure la plus importante: on vote, on dépouille,
on signe les PV, on proclame, on affiche. »
Mais… Ajoutera-t-il, les partis politiques ont aussi un grand rôle: mettre leurs témoins et observateurs à tous les niveaux.
Après le dîner, le pasteur Ngoy Mulunda et son vice-président accorderont des interviews à certains médias à part selon leurs spécificités.
Viendra ensuite une entrevue avec la presse congolaise en lingala.
LES COMBATTANTS S’EN MELENT
En Europe, dans la communauté congolaise, toute information concernant le Congo arrive rapidement à la connaissance des combattants. C’est ainsi que dehors, les
combattants avaient réussi à trouver le lieu de la rencontre et tenter d’atteindre la délégation de la CENI.
Se voulant homme de dialogue, le pasteur Mulunda demandera que des délégués des combattants viennent dialoguer avec lui. Ce qui sera fait. Henry Muke et Aubain
Kikonka des Bana Congo entreront et discuteront ferme avec les deux responsables de la CENI. Ni tabou, ni gants.
Les combattants donneront leurs griefs, le pasteur Ngoy Mulunda répondra, les yeux dans les yeux.
En passant, il tracera son long parcours de négociateur pour la paix tant au pays qu’à l’étranger. Pourquoi ne pas mettre cette expertise au service de mon
pays,
La question qui fâche:
« Et si ce n’est pas Kabila qui gagne? »
Durant le dîner de presse, nous lui avions posé une question similaire, monsieur Ngoy Mulunda nous avait demandé de la retirer, ce que nous avions fait par
courtoisie.
Réponse du Président de la CENI:
« Nous proclamerons le Président élu. » sous-entendu, même si ce n’est pas monsieur Kabila.
Par souci de transparence, le président de la CENI acceptera de recevoir au Congo une délégation de la presse congolaise d’Europe ainsi que des observateurs dans le
sens de l’observatoire des élections, initié par le Congrès Mondial des Congolais Vivant à l’Étranger.
Leçon du jour.
Le président de la CENI se dit ouvert au dialogue avec tous les congolais. Le Congo est leur pays. C’est leur droit légitime de s’en soucier et de faire pression
afin que les choses aillent dans le sens de la volonté de la population.
Pour de plus amples informations, consulter le site de la commission..
Cheik FITA
Bruxelles, le 23 septembre 2011
Plus de vidéos dans quelques heures, dont celle avec les combattants