Info en ligne des Congolais de Belgique
Par Cheik FITA
Une centaine d’élèves de l’athénée d’Ixelles ont entrepris un voyage en Rd Congo le vendredi 28 mai 2010, d’une manière très particulière : la Synergie Cha-cha, dans le cadre du cinquantenaire de la RD Congo a organisé des séances d’information à leur intention.
Thème : éducation et situation des femmes en RD Congo.
Dans l’équipe d’organisation : mesdames Hélène Madinda, Kitoga Dada Stella, Monique Misenga, messieurs Sébastien Kennes, Floribert Beloko et Nzema Omba Baraccuda.
Le clou de la rencontre a été la conférence-débat avec comme orateurs : Mr Henri Mova Sakanyi, ambassadeur de la RD Congo en Belgique, et Mme Julie De groote, présidente du parlement Francophone bruxellois.
Un peu intrigués au départ, au fur et à mesure des exposés, les élèves ont été très sensibles à la situation que vivent leurs collègues élèves congolais, ainsi que les violences faites aux femmes avec comme épicentre l’Est de notre pays.
Les causes ? Multiples. Les responsables ? Pour l’éducation, autant une décolonisation bâclée qu’un échec de gouvernance de la part de nos dirigeants.
Pour le viol et la violence contre les femmes, la guerre des envahisseurs Ougandais, Rwandais et Burundais. Sur ce point, l’intervention d’un professeur de l’athénée d’Ixelles a été incisive: il faut citer nommément ces voisins-là avec leurs mentors. Originaire de l’est du Congo, le professeur avait dû fuir sa terre natale. Plus de cinq millions de Congolais n’ont pas eu cette chance, ils ont perdu la vie.
Madame Julie De Groote s'est appesantie sur la coopération belge en matière d'éducation.
Si l’ambassadeur Mova, habitué des auditoires n’a eu aucun mal pour tracer les grandes lignes de notre passé récent, et brosser les multiples atouts naturels du Congo, différentes questions des élèves ont été très pertinentes et même dérangeantes, soulevant au passage applaudissements et approbation des jeunes participants : Le voyage du Roi au Congo, Pourquoi seulement maintenant, la non-intervention de l’armée belge, l'absence de solutions concrètes pour résoudre le problème de l’enseignement au Congo, recyclage des professeurs, impaiement (mot congolais !) ou sous paiement, infrastructures délabrées ou absentes, conséquences... élèves assis par terre pour étudier…
De cette rencontre passionnante, ces élèves ixellois ont sûrement retenu qu’ils peuvent (doivent ?) être solidaires avec les jeunes congolais actuellement dans la gêne, malgré eux.
Au-delà de tout, la question essentielle demeure : trouver la formule qui permettrait aux millions de Congolais assis au-dessus de toutes sortes de richesses de vivre plus décemment.
50 ans après l’indépendance, cela apparaît comme un paradoxe inacceptable.
Cheik FITA
Bruxelles, le 28 mai 2010
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