Info en ligne des Congolais de Belgique
Par Cheik FITA
Selon le journal la prospérité de Kinshasa, dans sa livraison du mercredi 4 juin 2014, monsieur Malu Malu président de la CENI, Commission électorale nationale indépendante, sera bientôt dans l’obligation de publier la partie du calendrier électoral qui ne l’a pas encore été à savoir, les provinciales, les sénatoriales et la présidentielle.
Ci-dessous un extrait de son article à ce sujet :
« Les Envoyés spéciaux, avec à leur tête, Mary Robinson, l’œil de Ban Ki-moon dans la région des Grands Lacs, exigent un calendrier électoral global qui prendrait en compte tous les scrutins, y compris les législatives nationales et la présidentielle 2016. Ils l’ont affirmé hier, mardi 3 juin 2014, au cours d’une conférence de presse livrée au QG de la Monusco, à Kinshasa. »
Le journal continue :
« Au terme de leur mission d’évaluation de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba, cette délégation composée de Mary Robinson, Boubacar Diarra, Koen Vervaeke, Russ Feingold et Martin Köbler respectivement, Envoyée spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies dans la Région des Grands Lacs, Envoyé spécial de l’Union Africaine, Envoyé spécial de l’Union Européenne, Envoyé spécial des Etats-Unis et le Représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu en RD Congo, ont affirmé avoir rencontré les autorités gouvernementales et le Président de la CENI, pour discuter de questions liées au processus électoral et des avancées enregistrées au plan sécuritaire notamment, dans cette affaire de la traque organisée contre des groupes armés. Après avoir évalué avec François Muamba, Coordonateur du Mécanisme de suivi de l’application de l’Accord-cadre, ces envoyés spéciaux ont eu un entretien avec le Président de la CENI pour discuter du processus électoral. Sur ce point précis, souligne l’Envoyée de Ban Ki-moon, «Nous voulons avoir un calendrier global jusqu’aux élections de 2016», a-t-elle répété devant la presse. Ces émissaires veulent voir clair au niveau du calendrier électoral, avant de penser à un quelconque soutien à ces scrutins. »
Source : http://www.laprosperiteonline.net/affi_article.php?id=2773&rubrique=POLITIQUE
Comment interpréter cette attitude de la communauté internationale ?
1. Les signaux émis ces derniers mois par le clan Kabila sont inquiétants : tentative de traficoter la constitution, manœuvres pour dépasser les délais constitutionnels en traînant les pieds… Le but ? Trouver un prétexte pour que monsieur « Joseph Kabila » reste au pouvoir au delà de 2016.
2. Les Congolais sont-ils disposés à cette nouvelle imposture ? Sont-ils disposés à être de nouveau tournés en bourriques après un simulacre d’élections qui permettraient de nouveau à des individus sans légitimité à se cramponner au pouvoir ? Apparemment non.
3. La RD Congo partage sa frontière avec neuf pays. Des troubles sur son territoire déstabiliseraient toute l’Afrique centrale.
4. Sans compter les remous que cela provoquerait dans différentes capitales du monde où vivent des milliers de Congolais.
5. Monsieur Malu Malu est donc dans l’obligation : 1. De trouver la date à laquelle les gouverneurs actuels, le sénat et les députés provinciaux doivent enfin dégager le plancher, cela faisant déjà deux ans qu’ils touchent indûment l’argent du contribuable, faute de mandat. 2. De trouver une date pour la présidentielle, 90 jours avant la fin du mandat illégitime de monsieur « Joseph Kabila », qui avait commencé le 20 décembre 2011. Soit au plus tard le dimanche 18 septembre 2016.
Tirant les leçons du hold-up électoral de 2011, l’ONU, l’Union africaine, l’Union européenne et les Etats-Unis veulent pratiquer cette fois, une véritable diplomatie préventive.
Bruxelles, le 4 juin 2014
Cheik FITA
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