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Par Cheik FITA
Samedi 05 juillet 2014 après-midi dans le luxueux cadre de l’hôtel ex Conrad de Bruxelles, il a été présenté au public le livre « entre le bon sens et l'alternance absolue » écrit par monsieur Michel Innocent Peya du Congo Brazzaville.
La manifestation a été ouverte par un mot de madame Julie N'Gbo-N’Gbo, présidente de l’asbl « La voix des Faibles » suivie par un discours de monsieur Nzau qui dépeint le cadre général du livre.
L’auteur prendra alors la parole avant qu’une séance de questions-réponses avec le public ait lieu.
Un buffet sera ensuite offert aux invités ainsi qu’une soirée culturelle récréative.
Que contient ce livre de 326 pages ?
Il est subdivisé en sept chapitres :
L’auteur est-il prodictateur ou anti-opposants ?
Sans en faire l’apologie, en parcourant l’ouvrage de monsieur Peya, on perçoit une certaine sympathie vis-à-vis de certains ex-Présidents qui ont été considérés comme des dictateurs dans leurs pays.
Deux exemples.
L’Ex-Zaïre avec Mobutu.
De la page 150 à la page 176, l’auteur retrace le parcours politique de monsieur Mobutu avec comme épilogue cette phrase : « L’impact du régime dictatorial a favorisé la bonne gouvernance dans la mesure où les voleurs, les détourneurs, les corrompus, étaient puni et cela a créé une certaine crainte dans le chef de plusieurs personnes »
Et d’ajouter « … Un seul mot qui résume parfaitement et correctement la situation de l’après-Mobutu… C’est le chaos » (P175)
Et des politiciens il dit : « … Ils passent leur temps à réclamer les élections, l’alternance politique au pouvoir, comme si les élections et l’alternance constituaient des priorités pour le peuple » (p. 176)
Le Congo-Brazzaville, pays de l’auteur
« … Un leadership faible et non emblématique à la tête du Congo risquerait de réveiller les vieux démons de la division, du tribalisme, du régionalisme, de la haine, de l’ingouvernabilité…»
De la lecture de ce livre, il ressort que l’auteur a une opinion peu positive de l’opposition en Afrique. Il encense pratiquement certains régimes qui ont été en leurs temps qualifiés de dictatoriaux.
Et la solution de l’auteur ?
Une démocratie à l’africaine. À la page 322, il prend même à contrepied le président Obama qui avait dit « L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, mais des institutions fortes. » Pour monsieur Peya : « Une telle conception est totalement contraire à la culture africaine. En Afrique… Ce sont les hommes qui font les institutions, et non les institutions qui font les hommes. »
Et d’enfoncer le clou : « Notre ferme conviction est que l’Afrique, pour se développer a besoin d’hommes forts, charismatiques et visionnaires. »
Telle est donc la plaidoirie de l’auteur en ce qui concerne l’Afrique.
Ci-dessous, une interview accordée à nos collaborateurs Marice Kabemba et Gérard Kanabasawo.
Bruxelles, le 7 juillet 2014
Cheik FITA
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