Info en ligne des Congolais de Belgique
Par Cheik FITA
Monsieur Christopher Ngoyi coordinateur de la société civile en RD Congo a été enlevé à Kinshasa, le mercredi 21 janvier 2015 dans la soirée par des éléments armés, sûrement de la garde prétorienne de Kabila.
Peu avant son enlèvement un peu de la façon dont Floribert Chebeya l’avait été, monsieur Christopher Ngoyi nous a accordé une interview sur la situation à Kinshasa dont nous publions la version audio ci-dessous.
En délégation, les membres de la plate-forme « sauvons la RDC » s’étaient rendus à l’hôpital général Mama Yemo pour visiter les victimes des tirs de balle et prendre en charge leurs différents frais médicaux.
Ils étaient épiés par une dame en civil mais qui était de la garde prétorienne présidentielle. Il y aura une altercation verbale, celle-ci appellera du renfort.
Après Mama Yemo, les membres de la plate-forme « sauvons la RDC »se dirigeront vers un centre hospitalier de la Croix-Rouge. En passant, ils apercevront le meeting du gouverneur de la ville monsieur André Kimbuta au rond-point huileries, manifestation qui sera par la suite caillassée par des jeunes gens opposés à la loi électorale que le clan Kabila voudrait imposer.
Quant à la journée elle-même en générale, elle aura été également une journée ville morte, comme les deux précédentes.
Quelle est la suite des événements ?
Selon monsieur Christopher Ngoyi, la plate-forme « sauvons la RDC » a certes lancé le mouvement. Mais aujourd’hui, la dynamique a été récupérée par la population. Et ce sont les vœux de la population qui guident désormais les actions.
La population reproche à monsieur Kabila ceci :
Être le responsable de la misère, du chômage,
Être dans l’incapacité de gouverner le pays,
Avec cette loi scélérate, vouloir, se cramponner indéfiniment au pouvoir.
Par conséquent le mot d’ordre est désormais : « Kabila doit partir »
La télévision nationale a diffusé dans la soirée du mercredi 21 janvier des images du procureur de la république apparemment disposé à exécuter les instructions du gouvernement pour traquer les initiateurs de la révolte populaire. Instrumentalisée à souhait, la justice congolaise se pliera en quatre pour mettre sur pieds des simulacres de procès.
L’arrestation des leaders politiques et des membres de la société civile est ni plus ni moins qu’une fuite en avant. C’est tout le peuple congolais qu’il faudrait désormais arrêter et embastiller.
Bruxelles, le 22 janvier 2015
Cheik FITA
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