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« Le Parti Lumumbiste Unifié, Palu en sigle présentera des candidats à tous les niveaux lors des prochaines élections programmées en RD Congo : locales, régionales, législatives nationales et présidentielle. »
C’est ce qui ressort d’un long entretien que nous a accordé monsieur Alain Kisengo, représentant permanent de ce parti au Benelux.
Quelles sont les conséquences d’une telle position dans l’environnement politique congolais actuel ?
Il sied d’abord de signaler que depuis Le 22 août 2014, le PALU a totalisé 50 ans d’existence. Et il a décidé non pas de célébrer cet anniversaire, mais d’organiser un jubilé durant une année. C’est ainsi que des conférences ont déjà eu lieu avec des orateurs venus tant du PALU que des autres parti tant de la majorité au pouvoir que de l’opposition ainsi que de la société civile. Durant ce jubilé, le PALU entend faire le point sur son parcours et surtout réaliser une projection pour l’avenir.
Depuis peu, le PALU a été admis dans l’Internationale socialiste. Pour monsieur Alain Kisengo, avec l’ANC d’Afrique du Sud, le PALU est le second parti africain le plus vieux.
Actuellement, le PALU est au pouvoir et ce, depuis 2007. Quel bilan ?
Avant de parler bilan, monsieur Alain Kisengo a préféré d’abord donner la ligne directrice de son parti et la devise de celui-ci à savoir : « Le pouvoir au peuple, le peuple vaincra ». Et depuis 1964, le PALU considère que le pouvoir appartient au peuple et que la meilleurs façon d’accéder au pouvoir, c’est d’aller aux élections. Le PALU n’est pas adepte de la politique de la chaise vide et considère que partout où l’on discute du Congo, le PALU doit être là. Raison pour laquelle le PALU a été de tous les forums et de toutes les négociations politiques : la conférence nationale souveraine, le dialogue de Sun city, et tous récemment, les concertations nationales.
Pour ou contre le dialogue tel que demandé par l’UDPS ?
Monsieur Alain Kisengo a semblé se méfier de cette proposition pour les raisons suivantes :
Quid du bilan du parti ?
Monsieur Alain Kisongo a affirmé que le bilan de son parti pour les sept ans au pouvoir était positif :
Du point de vue financier : à son arrivée à la primature en 2007, monsieur Antoine Gizenga avait trouvé un état en faillite avec un budget inférieur à 1 milliard de dollars. Pour la première fois, mieux que du temps de Mobutu, le budget de l’état a passé le cap du milliard de dollars. Cela continuera avec le premier ministre Muzito.
Toujours du point de vue financier : grâce aux deux premier ministre issus du PALU, il y a eu effacement dela dette extérieur qui s’élevait à plus de 14 milliards. C’est le gouverneùment actuel qui a profité de toutes ces avancées.
D’autres domaines peuvent être épinglés
Et de conclure : l’actuel Premier ministre, profite du travail de ses prédécesseurs, monsieur Kamerhe qui considère avoir dirigé le parlement avec une grande production législative n’a fait que travailler sur des projets de loi envoyés par… les gouvernements Gizenga et Muzito.
Si le PALU a si bien dirigé, comment expliquer que par rapport aux élections de 2006, le nombre de parlementaires du parti ait diminué ?
Pour monsieur Kisengo, le recul a été observé pour tous les grands partis : PPRD, MLC, PALU. Ajouter à cela le cafouillage des élections de 2011 sous la conduite du pasteur Ngoyi Mulunda. Néanmoins, pour monsieur Alain Kisengo, ce parlement là, c’est cela le parlement de la république. Et de citer le patriarche Gizenga qui avait fait une déclaration au journal belge le soir, après les élections de 2006 : « Pour avoir des élections crédibles et dont les résultats seraient acceptables pour tous, nous devrons attendre quatre ou cinq législatures. »
Dans les questions d’actualité, monsieur Alain Kisengo a déclaré qu’aux lendemains des émeutes du 19 au 21 janvier 2015, le PALU a publié une déclaration signée par le patriarche Gizenga dans laquelle le parti déplorait les morts, en faisant remarquer que s’il y avait eu une concertation entre les partis de la majorité au pouvoir, et une autre concertation entre le pouvoir et l’opposition, le pays n’allait pas en arriver là.
Enfin pour ce qui est des échéances électorales 2015-2016, , le PALU se félicite de la publication du calendrier électoral global qui contient certes des contraintes, mais ne comporte rien de mortel. Et pour les différentes élections, le PALU présentera des candidats à tous les niveaux, y compris à la présidentielle. À ce jour, il n’est pas prévu de soutenir un candidat d’un autre parti.
L'alliance politique avec l'actuelle majorité présidentielle semble se conjuguer progressivement au passé.
Bruxelles, le 13 mars 2015
Cheik FITA