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Par Cheik FITA
Didier Molisho et Jean-Claude Kibala de la plate-forme politique congolaise «G7» ont animé une conférence le 14 janvier 2016 à l'hôtel HUSA ex-Président de Bruxelles autour du processus électoral actuel en RD Congo.
D'entrée de jeu, Dr Molisho, le premier orateur a fait le point sur l'état de la nation:
- Un processus électoral en panne,
- Des institutions paralysées,
- Un calendrier électoral dépassé,
Pendant ce temps, le Président Kabila tente de mettre sur rail un «dialogue» qui n'est en fait qu'une manœuvre pour se maintenir au pouvoir.
Le docteur Molisho a alors entrepris à vanter les mérites des membres du G7 et plus particulièrement ceux du MSR leur parti, dirigé par Pierre Lumbi.
«Des hommes capables de mettre leurs compétences techniques au service des aspirations du peuple congolais, des hommes qui ont des ressources éthiques et morales.»
et leur souci est qu'en RD Congo, il y ait «l'homme qu'il faut, à la place qu'il faut».
Complétant Dr Molisho, Jean-Claude Kibala, le deuxième orateur a insisté sur le respect des règles. Cela était d'ailleurs la raison principale qui a poussé le G7 à quitter la majorité présidentielle, parce que le Président Kabila voulait un troisième mandat alors que la constitution ne le lui permet pas».
Leur passif avec le régime de monsieur Kabila? «Nous allons l'assumer!»
En passant, il a égratigné le Procureur Général de la République, gardien des règles, qui ne sursaute que quand il apprend que le peuple veut manifester contre les velléités d'accaparement d'un éventuel troisième mandat pour le Président sortant, alors que manifester est constitutionnel.
Quelles solutions dans ce cas? «Le peuple congolais doit se prendre en charge».
Faudrait-il passer par une révolution? La question semble désormais posée.
Durant le débat, plusieurs intervenants ont exprimé leurs inquiétudes:
- Faudrait-il se considérer comme opposant parce que du jour au lendemain on se mettait à vilipender le régime de Kabila?
- Avoir accompagné le système de monsieur Kabila durant autant d'années et particulièrement lors du hold-up électoral de 2011 était-il si bénin au point de penser qu'un purgatoire d'une année était suffisant pour que le peuple congolais considère subitement le G7 comme les «nouveaux sauveurs» tant attendus?
- Étant parmi ceux qui excluent tout dialogue avec monsieur Kabila maintenant, quelle solution miracle préconisent-ils?
- Un autre transfuge de la majorité présidentielle, à savoir Moïse Katumbi vient de proposer l'idée d'une primaire pour un candidat unique de «l’opposition», le G7 était-il preneur?
Pour le G7, actuellement le grand combat est celui de débloquer le processus électoral.
Si le G7 est contre le dialogue de monsieur Kabila, c'est parce que quand ils étaient dans la majorité présidentielle, ils avaient réclamé le dialogue interne à propos de tous ces sujets qui fâchent aujourd’hui. Il ne leur en avait pas été donné l'occasion. Une fois dehors, on vient leur parler de «dialogue»!
À la fin de la conférence les orateurs ont donné une toute dernière information: à Kinshasa, leur parti venait de proposer à la CENI un projet de calendrier électoral tenant compte de différentes contraintes constitutionnelles et matérielles.
En définitive, pour les deux orateurs du jour, l'année 2016 doit être l'année de l'alternance au sommet de l'état congolais, quelques soient les manœuvres du régime de monsieur Joseph Kabila.
jusqu'au 15 septembre 2015, Jean-Claude Kibala était ministre de la fonction publique, Didier Molisho docteur en médecine de son état, était secrétaire-général adjoint de la majorité présidentielle. Ils ont démissionné de leurs fonctions depuis lors.
Bruxelles, le 15 janvier 2016
Cheik FITA
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