Info en ligne des Congolais de Belgique
Par Cheik FITA
Le 19 septembre 2016, le corps électoral congolais sera-t-il convoqué par la CENI, la Commission Électorale Nationale Indépendante ? Le dimanche 28 novembre 2016 y aura-t-il élection présidentielle ? Le 20 décembre 2016 y aura-t-il passation de pouvoir entre Joseph Kabila le Président sortant, et le nouveau Président élu ?
- Si l'on s'en tient à la constitution et au respect de celle-ci: Oui.
- De façon objective, entre le 8 août 2016, avec les techniques actuelles, avec le nombre de kits dont peut disposer la CENI, avec les moyens financiers que l'état peut (doit) mettre à la disposition de la CENI, avec les moyens de transport aérien que la MONUSCO peut mettre à la disposition de la CENI, est-il possible d'organiser la présidentielle le dimanche 28 novembre 2016 ?
La réponse est OUI.
- Si l'on se fie aux déclarations des messieurs du pouvoir, la réponse est NON.
Depuis des semaines, Corneille Nangaa de la CENI ne cesse d’ânonner qu'il lui faut 16 mois pour organiser les élections.
Lors d'un point de presse en Ouganda le jeudi 4 août 2016, Joseph Kabila, le Président sortant en affirmant que la CENI avait besoin d'un fichier complet, soutenait indirectement les propos de Corneille Nangaa.
Ne pas organiser la présidentielle et dans une certaine mesure les législatives d'ici fin 2016 serait un acte de haute trahison de la part des dirigeants actuels. Ils avaient 5 fois douze mois pour préparer les élections. C'est à peine qu'ils se réveillent pour mettre en marche leur chrono en vue des élections, alors que le vrai décompte chronologique avait commencé au lendemain du 20 décembre 2011.
Face à cette arnaque politique en gestation, que peut le peuple ?
Permettre à Joseph Kabila de rester à la tête du pays au-delà du 20 décembre 2016, serait entraîner la RD Congo dans une période de forte turbulence et de non-droit.
Il est du devoir des partis politiques d’opposition, de la société civile et de tout le peuple congolais de faire échec à cette tentative d'un groupe d'individus à se cramponner au pouvoir en violation de la constitution. La constitution doit être défendue.
Comment ?
Les forces politiques et sociales acquises au changement n'ont plus qu'une option : recourir au peuple pour se débarrasser du système en place. Plusieurs plans sont envisageables dont celui-ci :
- Organiser des élections dans le délai via une structure parallèle, à défaut de la CENI, défaillante. Comment ?
Pour cela, les forces politiques et sociales acquises doivent mobiliser le peuple à la base à savoir : communes, villages, quartiers.
1. À tous ces niveaux, les forces politiques et sociales acquises au changement doivent mettre en place de mini-structures pour enregistrer les électeurs, et élaborer des fichiers électoraux locaux : le nombre d'électeurs par quartier, village, commune...
2. Compiler les fichiers électoraux locaux dans des fichiers plus grands :communaux, puis provinciaux. L'ensemble des fichiers provinciaux donnera le fichier national.
3. Bien avant le 28 novembre, organiser la présidentielle dans les différentes mini-structures.
4. Compiler tous les résultats et les publier.
5. Le 20 décembre, pour qu'il n'y ait pas vide de pouvoir au somment de l'état, le peuple congolais aura ainsi un élu légitime pour prendre la fonction présidentielle, monsieur Joseph Kabila ayant définitivement épuisé son deuxième et dernier mandat.
Les détails de faisabilité pour la réussite de ce plan pourraient être affinés par les forces politiques et sociales.
Le pouvoir et la CENI étant manifestement de mauvaise foi et de connivence,
- Les forces politiques et sociales acquises au changement doivent désigner un candidat unique à la présidentielle. Celui-ci sera plébiscité au plus tard le 28 novembre 2016. c'est ce nouveau Président qui devra remplacer Joseph Kabila le 20 décembre 2016 en cas de défaillance de la CENI.
- Message sera lancé à tous les citoyens de ne devoir obéissance qu'au nouveau Président plébiscité par le peuple.
Oui, face à la confiscation du processus électoral, face à l'attitude jusqu’au-boutiste du régime de monsieur Kabila de se maintenir au pouvoir contre vents et marrées, quitte à bouter le feu à la Nation congolaise, l'heure est arrivée de multiplier les pressions. C'est un devoir patriotique.
Bruxelles, le 8 août 2016
Cheik FITA
Eclipse Next 2019 - Hébergé par Overblog