Le Congo est-il condamné à végéter dans le sous-développement ? Le Congolais ne peut-il pas un jour accéder à une meilleure vie ? Face à l’incompétence
de ce qui nous sert de classe politique, que peut la société civile ? « DE VRIENDEN VAN CONGO» une association de congolais de Belgique tente actuellement une
action : créer une synergie entre différentes associations de congolais de l’étranger et celles du Congo.
Faut-il rappeler que la société civile est le vrai moteur d’une Nation car, réunissant les forces vives. Au Congo, la société civile a été politisée et
chosifiée. Bien de leurs dirigeants ont trahi a cause de leurs bases, pour des positionnements et profits personnels. Le pouvoir politique n’a plus en face de lui une force capable de le
secouer, pourquoi pas de le pousser au départ ? Car, quand un pouvoir faillit, il doit passer la main.
Mais les dirigeants des associations congolaises appréhendent-ils suffisamment le grand rôle qui est le leur, face à la détresse du congolais ?
Le 16 février 2008 à Bruxelles, « DE VRIENDEN VAN CONGO» a organisé un atelier sur le thème : « Synergie de l’action des
ASBL et ONG congolaises de Belgique. Mieux penser pour construire ensemble. »
Le deuxième atelier aura lieu le 29 mars 2008, de 14 heures à 18 heures au Sofitel Hôtel de Bruxelles, sis 40, avenue de la Toison d’or dans la commune
d’Ixelles.
C’est en prévision de ce deuxième atelier que nous avons approché les dirigeants de cette asbl pour comprendre leur motivation.
Question un : Pouvez-vous présenter votre association à nos lecteurs ?
« DE VRIENDEN VAN CONGO, vzw » "Les Amis du Congo" en
français, est une ASBL créée en 2006. Installée en Belgique, elle a pour vocation d’organiser de l’aide matérielle et financière en faveur des ONG et ASBL locales au CONGO. Aides essentiellement
axées sur le développement rural.
L’asbl « Les Amis du Congo » veut donc doter les petites organisations familiales et coopératives en milieu rural de moyens pour relancer
l’agriculture dans tous ses aspects: l’agriculture vivrière et commerciale d’une part, la pêche et l’élevage d'autre part. Etant entendu que tous ces efforts ne peuvent
s’articuler sans infrastructures, "Les Amis du Congo" procèdent par une sensibilisation des partenaires locaux afin d’inciter les populations en milieu rural à organiser les infrastructures
de base, précisément les routes et petits sentiers pour lesquelles un effort communautaire collectif résoudrait quelques problèmes. Par ailleurs, l'ASBL envisage d'apporter un appui
aux postes de santé - communément appelés dispensaires - en manque d’intrants et de mains d’œuvre qualifiées.
A ces différentes préoccupations, les Amis du Congo organisent des campagnes et des colloques en vue de mobiliser les fonds et de programmer des formations de base
pour les bénéficiaires de ces différents projets.
Question deux : Pourquoi avoir organisé cette manifestation, cet atelier ?
Comme l’indique le thème, le but de cet atelier est d’initier une synergie d’actions des ASBL et ONG congolaises de Belgique afin d’échanger des idées et d’agir de
manière efficiente avec les autres ASBL congolaises opérant en Occident et celles qui sont sur le terrain en RD Congo. Cette nouvelle dynamique vise le pragmatisme des ASBL, le temps des discours
étant presque révolu.
Question trois : Quel bilan pouvez-vous donner de cette rencontre ?
Ayant invité uniquement 25 représentants d’ASBL et ONG congolaises, nous étions submergés par les demandes de participation à cet atelier. Malgré le rejet de
certaines demandes, plus de 25 personnes y ont pris part. De plus, la qualité des échanges, la meilleure organisation, la prédisposition des participants à continuer les échanges en vue des
résolutions finales et le bon déroulement des interventions selon le timing préalablement fixé conduisent à penser que le bilan est positif.
Question quatre : Quelle est la prochaine étape ?
Le second atelier est programmé pour fin mars 2008, soit précisément le 29 mars 2008. Celui-ci dessinera les contours de la structure à mettre sur pied, les
conditions d’accès aux microcrédits et les projets des ASBL locales à soutenir prestement.
Question cinq : Quel message adressez-vous aux associations congolaises d’ici et à celles du pays ?
Le message à l’adresse de notre public cible est très explicite : l’environnement socio-économique de notre pays nous interpelle à l’action immédiate. Il
est de notre responsabilité d’agir sans compter sur les bailleurs de fonds. En vertu de cette conviction, une synergie d’actions dans les champs d’activités qui sont les nôtres et en fonction de
nos objets sociaux respectifs, devient impérieuse.
Propos recueillis par Cheik FITA
Bruxelles, le 7 mars 2008