Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Info en ligne des Congolais de Belgique

2 AOÛT 1998-2012, VISÉES EXPANSIONNISTES DE PAUL KAGAME ET DEVOIR DE MÉMOIRE

 

Il y a quatorze ans, Paul Kagame Président du Rwanda ordonna une attaque armée de la ville de Kinshasa pour disait-il alors « Protéger les frontières de son pays! »

Le compteur du nombre de victimes congolaises s’affola. Le cap de 5.000.000 de morts et de millions de déplacés a déjà été franchi.

Ironie de l’histoire, en ce moment, quatorze ans après, l’Est de la RD Congo est en guerre! L’instigateur, le sponsor et le tireur de ficelles ? Monsieur Paul Kagame toujours.

S’il y eut des hommes politiques dans le monde pour croire et soutenir 

Monsieur Paul Kagame dans ses folies de grandeur, aujourd’hui des véritables fissures apparaissent dans le camp des inconditionnels du potentat rwandais. C’est timide. Pour la paix en Afrique centrale et dans le monde, monsieur Paul Kagame doit être davantage isolé et sanctionné,

dans sa visée expansionniste… En attendant que les Rwandais eux-mêmes prennent conscience qu’ils méritent des dirigeants démocrates.

Par devoir de mémoire, nous publions ci-dessous notre article du 2 août 2011. Et plus la vidéo des musiciens congolais de 1998, comme contribution à la mobilisation des Congolais face à l’envahisseur.

Cheik Fita

Bruxelles, le 2 août 2012 

DEVOIR DE MEMOIRE. 2 AOUT 1998, ATTAQUE DE KINSHASA PAR DES FORCES RWANDAISES

 

 

Il y a treize ans, jour pour jour, des coups de feu retentirent à Kinshasa. C’était le début d’une guerre venue du Rwanda avec quelques congolais poussés au-devant de la scène en hommes de paille. La raison invoquée par le Rwanda ? Protéger ses frontières… à deux mille kilomètres à l’intérieur de la RD Congo !

Une guerre « éclair » devait permettre un changement politique à la tête de la RD Congo. Pire, Kigali se préparait à transformer la RD Congo en une colonie rwandaise.

Quelques jours plus tard, ces forces étrangères coupèrent le courant à partir du barrage d’Inga. A Kinshasa la capitale, nous vivrons ainsi de longues semaines sans eau ni électricité. Les chaises furent transformées en bois pour la cuisson des aliments.

 

Au fil des jours, nous maigrîmes tous.

Dans des couveuses désormais sans électricité, des bébés mouraient. Pareillement pour les malades dans les hôpitaux, faute d’intervention.

Tout était arrêté : administration, transport, approvisionnement.

La vie quotidienne était devenue un calvaire pour nous kinois habitués à vivre au jour le jour.

Les denrées alimentaires en provenance du Bandundu et du Bas-Congo n’arrivaient plus à Kinshasa. La capitale était progressivement asphyxiée.

Pour moudre le maïs, nous fûmes réduits à le piler dans le mortier. Bidons à la main ou sur la tête, chaque jour, nous descendions en files  interminables vers le fleuve Congo pour nous approvisionner en eau.

La phrase suivante de feu Wendo Kolosoy exprimera à jamais ce moment pénible : « Tozangi mayi solo, likolo ya ba nyangalakata »

Des grandes puissances ? Silence complice. Notre misère n’intéressait personne. Seule était médiatisée, l’avancée des forces pro-rwandaises pour la prise supposée prochaine de Kinshasa.

On connaît la suite. Kinshasa ne fut jamais prise. Mais il y eut une longue guerre très meurtrière. De millions de déplacés, des millions de morts, directement ou indirectement. Les deux tiers du pays furent occupées militairement par des forces étrangères.

A défaut de colonisation, dans des officines, des plans de balkanisation de notre pays étaient envisagés.

Les conséquences de cette aventure se ressentent jusqu’à ce jour.

Cette date du 2 août est une date noire pour le Congo.

Chaque congolais devrait le savoir, l’apprendre à ses enfants, et toujours s’en souvenir.

 

 

 

Cheik FITA

 

Bruxelles, le 2 août 2011

 


 
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article