Info en ligne des Congolais de Belgique
Par Cheik FITA
Près d’un millier de personnes ont participé à la marche du 30 juin dénommée « No Kabila day »pour le cinquantenaire de notre indépendance. Ils étaient un peu plus de 200 au départ vers 13 heures, mais un grand nombre ralliera la marche, surtout quand le cortège déviera sur la chaussée de Wavre. Ce tronçon n’était pas dans la trajectoire convenue entre les organisateurs et la police.
La dynamique des manifestantions étant ce qu’elle est, il fallait faire avec. Plusieurs fois prise de court, la police se réorganisera pour encadrer la colonne humaine dont personne ne pouvait deviner la prochaine route à suivre.
Plusieurs fois la police a tenté d’arrêter les manifestants, toutes les fois elle a dû céder à la pression humaine, jusqu’à l’union européenne où, certains manifestants sont montés sur le mur de l’enclos, brandissant les drapeaux du Congo et du Zaïre et lançant des messages incendiaires contre l’hypocrisie de l’Union européenne.
Il est important de se rendre compte de la radicalisation dans le discours des congolais : contre la Belgique, contre monsieur Kabila. En réalité, les jeunes congolais de Belgique sont en train de reprendre le flambeau et une jeune dame me fera cette remarque : « Nous on ne va pas lâcher comme votre génération » Sous-entendu, nous lutterons jusqu’à la chute de Kabila, dont le nom a été décliné à tous les temps lors de la marche.
Sur le parcours, assez régulièrement, les manifestants perturbaient sérieusement la circulation. La rue Belliard par exemple a été fermée à la circulation durant plusieurs minutes. A certaines sorties de tunnel, les conducteurs ont dû s’armer de beaucoup de patience en attendant le passage des manifestants.
A l’union européenne, les organisateurs ont remis un mémo à un fonctionnaire de l’institution.
Cheik FITA
Bruxelles, le 30 juin 2010
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