Info en ligne des Congolais de Belgique
Par Cheik FITA
Une centaine d’étudiants de l’ULB, Université Libre de Bruxelles, ont bruyamment manifesté devant l’office des étrangers le lundi 27 avril 2009 entre 13h30 et 15h45 pour soutenir leur collègue Rudy Nzimo toujours détenu dans un centre fermé, malgré quatre décisions de justice en sa faveur.
Ce qui n’était qu’une affaire de quelques amis de Rudy, puis des étudiants camerounais, est devenu une affaire que la plupart des étudiants de l’ULB connaissent et suivent.
Pour l’office des étrangers, les empreintes digitales qui sont sur le document camerounais d’identité de Rudy Nzimo ne sont pas les siennes, et « on ne (r)entre pas en Belgique avec des faux papiers. »
Mais au départ il s’agissait d’abord de la photo sur le passeport qui ne ressemblait pas à l’étudiant, le faciès quoi.
Problème : Rudy Nzimo est étudiant à l’ULB depuis des lustres. Et comme l’avait affirmé son avocat lors d’une audience au palais de justice, « on ne fait pas du tourisme en polytech. »
Il ne serait pas parti au Cameroun, il serait aujourd’hui à l’ULB, étudiant calmement. L’office des étrangers
ne serait jamais venu l’y chercher pour contrôle de ... papiers africains. Conséquence, la plupart des étudiants africains réfléchissent déjà par deux fois avant de penser quitter la
Belgique pour des visites familiales en Afrique, sans avoir au préalable décroché leur diplôme.
Le bon sens élémentaire ne montre-t-il pas là les limites de certains règlements ? Si la mobilisation des étudiants n’a pas faibli depuis tout ce temps, bien au contraire, c’est qu’il y a
quelque part un truc qui ne tourne pas rond.
Un véritable micmac pour le commun des mortels que sont les justiciables.
L’office des étrangers pourra-t-il accepter de perdre la face ?
Dans l’entretemps, Rudy Nzimo croupit toujours dans un centre fermé, loin de ses syllabus.
Cheik FITA
Bruxelles, le 27 avril 2009


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