Info en ligne des Congolais de Belgique
Par Cheik FITA

Par un climat froid, ce samedi 15 décembre 2007 de 10h30 à 14h00, vingt à vingt-cinq mille personnes ont marché à Bruxelles de la gare de midi au croisement des avenues Emile Jacqmain et Boulevard Baudouin, pour protester contre la vie chère. C’était à l’appel des syndicats, toutes communautés linguistiques confondues.
Tout y était pour frapper les esprits : calicots, ballons, véhicules avec sono, groupes d’artistes, tenues uniformes, pétards, écran géant, tracts, sifflets, percussion…
Depuis le début de l’année 2007, alors que les salaires traînent des pieds, tous les produits de première nécessité ont augmenté de prix en Belgique : pain, lait, pomme de terre, carburant, mazout de chauffage, électricité. Il est ainsi devenu difficile pour la plupart de belges de nouer les deux bouts du mois.. Et en ce mois de décembre, la venue du froid n’est pas pour arranger les choses.
Face à une telle situation, le gouvernement est dans l’obligation de trouver des mesures afin d’améliorer la vie de la population. Seulement voilà, depuis les élections du juin dernier, les politiciens belges ne sont toujours pas arrivés à s’entendre pour mettre en place un gouvernement. Et jusque là, il n’y a même pas des signes encourageants.
C’est ainsi que les syndicats belges ont tenu à faire entendre la voix de la classe ouvrière, celle qui trime et produit la richesse du pays sans s’occuper des frontières linguistiques. Autour du slogan "sauvons le pouvoir d'achat et la solidarité,» les revendications des marcheurs pouvaient se résumer à ceci :
- Des mesures dans le sens d'une augmentation du pouvoir d'achat.
- L'indexation intégrale des salaires et indemnités,
- Une revalorisation du salaire minimum,
- Une baisse des tarifs de gaz et d'électricité,
- Un élargissement du fonds mazout
- Une diminution des accises sur l'essence et le diesel.
- Une fiscalité "plus équitable",
Dans les différents discours prononcés à l’issue de la marche, tout en réitérant l’esprit de solidarité, les dirigeants syndicaux ont tenu à rappeler que la sécurité sociale est une conquête du mouvement ouvrier et non des politiciens. Paradoxalement, cela est parmi les points qui bloquent la mise en place du gouvernement !
Cheik FITA
Bruxelles, le 15 décembre 2007











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