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Info en ligne des Congolais de Belgique

A propos du Concert de JP Mpiana à Paris, message d’un compatriote de Suisse

AFFICHE-JB-ROGER-BONGOS.jpg

Affiche. Source, Afriqueredaction de Roger Bongos 

Monsieur Emery Tupendane, un compatriote vivant en Suisse nous a envoyé un message à l’intention de la diaspora congolaise d’Europe.

Il aimerait qu’il y ait à Paris des milliers de Congolais pour manifester contre un concert que tente d’organiser le musicien congolais JB Mpiana. Compte tenu de la pertinence du document, de l’actualité de l’information et du lever de boucliers sur la toile et dans les médias,  nous nous faisons le devoir de vous  proposer le texte de monsieur Emery Tupendane.

Aucun Congolais sensé ne peut accepter la piteuse image qu’offre la RD Congo notre pays : avec toutes nos potentialités, être au monde, le pays le plus pauvre, le plus corrompu, le plus mal gouverné… Blesse la conscience.

Les politiciens, les intellectuels, les leaders d’opinion tels que les musiciens, les journalistes, les écrivains ont une très grande responsabilité dans la marche d’une nation. Ceux qui choisissent la complaisance, la duplicité face à la misère des millions de compatriotes, doivent être interpellés.

Les Congolais vivant à l’étranger, ayant le privilège de vivre dans des pays démocratiques ont pris conscience de leur devoir vis-à-vis de la Nation et sont aujourd’hui le fer de lance dans la lutte  pour un changement au pays.

Les musiciens congolais quant à eux, sont-ils conscients, et de leur pouvoir et de leur devoir?

En 2006, ils avaient soutenu monsieur « Kabila ». Avaient-ils pris la mesure des effets pervers éventuels de leur acte ?

Nous avions à l’époque écrit une réflexion presque prémonitoire intitulée « Musicien congolais en Europe, la descente aux enfers ? » (voir page 104 de notre livre  « RD Congo, la démocratie assassinée ? Bruxelles, 2012  »

Nos musiciens avaient-ils tiré une leçon de cela ?

Apparemment non, car, en 2011, ils ont récidivé en chantant et en dansant pour le « Raïs » lors de  la présidentielle chahutée de novembre 2011!

Bruxelles, le 19 octobre 2013

Cheik FITA

Concert de JB-Mpiana ou reconquête d’un espace perdu par le pouvoir de kinshasa

Par Emery  TUPENDANE, Suisse

Pour beaucoup de nos compatriotes de la diaspora, le concert du 21 décembre 2013 de JB-MPIANA au Zénith de Paris apparaît comme un simple épiphénomène qui ne mérite aucune attention. Attention, attention, attention, détrompons-nous. Dans un combat contre l’ennemi, il n’y a pas de petite victoire. Toute victoire si minime soit-elle a pour objectif de saper le moral de l’adversaire. Elle peut même constituer le point de référence pour entamer une reconquête totale de l’espace perdu. Il s’avère que le pouvoir kabiliste a perdu totalement le contrôle de sa population de l’extérieur (sa diaspora) et cherche par tous les moyens à la reconquérir.

Le cas le plus frappant d’une reconquête de l’espace perdu par l’adversaire a été constaté pendant la deuxième guerre mondiale. Rappelons-nous de la victoire des troupes britanniques du Général Montgomery à El Alamein en Libye, qui avait réussi à arrêter l’avancée de l’Afrika Korps de Maréchal Allemand Rommel et l’a obligé à se replier. Cette victoire était petite au regard d’autres fronts importants menés par Hitler mais elle a permis de rehausser le moral des alliés et à commencer à envisager même la reconquête des espaces perdus à l’adversaire. Beaucoup d’historiens disent même que la victoire contre le nazi a commencé à El Alamein en Libye avec la débandade d’Afrika Korps.

Aujourd’hui, notre combat contre l’imposteur est en croisé de chemin. Nous ne devons point négliger les petits combats, ni nous permettre un échec. Le choix d’envoyer JB-MPIANA venir nous défier en plein Paris n’est pas anodin. Il relève d’un choix hautement stratégique visant à saper le moral des troupes des combattants en leur disant « Combat esili ». Faisons très attention. Un travail de conscientisation politique important a été abattu pendant ces 4 années dans notre diaspora mais cette avancée est encore fragile et a besoin d’être consolidé. Ce n’est pas le moment de baisser nos gardes. En choisissant Paris, le pouvoir en place à Kinshasa espère exploiter à fonds nos divisions internes passagères pour porter un coup fatal à notre combat de résistance. Paris est la ville phare. Une victoire à Paris aura une résonance mondiale dans tout les foyers de petite résistance congolaise qui germe partout de part le monde. Minimiser l’impact de ce concert, c’est sous-estimer l’adversaire. Or, il s’avère que depuis 4 ans le pouvoir de Kinshasa a perdu complètement la main sur sa diaspora c’est-à-dire qu’il a perdu totalement la main sur une frange importante d’une population qui se trouve en dehors de son cercle de contrôle. Cette frange qui possède un certain pouvoir d’achat. Cette frange qui développe de jour en jour un esprit de révolte et de résistance. Cette frange qui est sevré d’un discours de rupture politique totalement nationaliste. Bref, une population totalement incontrôlable et insoumise. Or, nous vivons dans une société d’image et le pouvoir sait que cette diaspora a défaut de l’abattre et a suffisamment écorné son image à l’extérieur du pays. Donc, la reconquête de l’espace perdu de la diaspora n’est pas une vue de l’esprit mais fait partie de la survie même de ce pouvoir de Kinshasa. Oui, ce pouvoir rêve de reprendre la main.

La reconquête de cette population insoumise passe par deux canaux, à savoir, la musique et la religion. Pourquoi ? Parce que dans une société à tradition orale comme la société congolaise, il n’y a que ceux qui possèdent le verbe, à savoir, musiciens et pasteurs qui ont un impact dans l’opinion collective et même en font. A défaut de nous contrôler, ils choisissent de nous distraire de façon que nous soyons loin des revendications politiques. Car un peuple distrait, c’est un peuple amorphe et contrôlable. Oui, le pouvoir cherche à réveiller ce vieux démon qui sommeille en chaque ‘zaïrois’, à savoir, la musique, la distraction et le plaisir, bref, le superficiel. Ce vieux démon que la diaspora a commencé gentiment à dompter depuis l’embargo de la musique dans l’espace européen.

Souvenez-vous combattants, qu’au début de l’embargo musical en Europe, tous les musiciens répétaient à souhait dans tous les médias qu’ils pouvaient se passer de nous. Aujourd’hui asphyxiés, ils viennent à genoux nous demander pardon. De la même façon, le pouvoir en place ne cesse de nous répéter que nous, la diaspora, ne valons pas un clou mais le pouvoir d’asphyxie est de notre côté si nous nous organisons et persistons dans ce combat de résistance. Voilà pourquoi l’embargo doit continuer et même être renforcé.

C’est pourquoi le concert de JB MPIANA du 21 décembre 2013 participerait malgré lui à un plan machiavélique orchestré par des officines kabilistes. Son objectif fondamental est de saper le moral de notre résistance fragile. PARIS NE DOIT JAMAIS TOMBER. PARIS NE DOIT JAMAIS TOMBER sinon ça serait le début de la fin d’un combat de résistance qui a ses martyrs en la personne d’Armand TUNGULU et d’ALAIN MOLOTO.

Qui est derrière ce concert ? Il ne fait aucun doute que ce concert cache des mains invisibles. Car quel est cet homme d’affaires qui paierait beaucoup d’agents de sécurité, une réservation d’une grande salle, le cachet de l’artiste et de toute son équipe y compris le voyage et le logement des musiciens pour un concert humanitaire alors qu’il sait d’avance qu’il ne rentrerait pas dans ses comptes ? Pourquoi ne pas directement utiliser cet argent et le donner à ses organisations humanitaires qui opèrent à l’Est de la République ? Qui est derrière ce fameux Abbé Pierre haïtien appelé Monsieur Alain ? Il ne fait aucun doute que nous sommes devant une société écran.

JB MPIANA ou WERRASON ne sont que des pions d’un jeu qui leur échappent complètement. Mais nous sommes obligés d’abattre cet écran de façon à accéder au vrai commanditaire. Dans notre combat pour la libération chaque petite victoire compte. Oui, venir manifester le 21 décembre contre ce concert est un devoir citoyen. Oui, chaque petite victoire compte. Alors combattants de toutes parts France, Belgique, Allemagne, Suisse, UK, Hollande, Pologne, Ukraine, Italie, Espagne, Russie…PARIS est assiégé, l’heure est grave. Mobilisons-nous. Unissons-nous pour lancer à l’imposteur ce message clair que rien ne peut nous distraire de notre objectif final, à savoir, la libération de notre peuple. Faisons comprendre aux collabos que ce qui nous unis est plus fort que ce qui nous divise.

Oui, ce n’est qu’un petit concert du 21 décembre 2013 mais un combat d’une haute signification pour notre libération.

 


EMERY - SUISSE

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