Info en ligne des Congolais de Belgique
Par Cheik FITA
Samedi 20 novembre 2010 à partir de 14 heures à l’église Saint Michel, sise 24 boulevard Saint Michel à 1040 Bruxelles, et en mémoire des Archevêques de Bukavu, Mgr Munzihirwa, Mgr Kataliko et toutes les autres victimes de la lutte pour la paix, les associations, SIMA-Kivu, Kyaghanda, Luusu, FIREFEC, Fondation Mgr Kataliko, ASSODEM, Bushenge, Amuka, Caravane pour la paix, Les amis du Nord-Kivu et Mapendano, ont organisé une journée de commémoration des martyrs tombés pour la liberté de la R.D .Congo.
Au programme: un culte œcuménique, des témoignages
avec échanges et un verre d'amitié.
En ouverture des échanges, madame Laetitia Kalimbiriro a parlé de la dernière marche mondiale des femmes à Bukavu.
Un extrait de sa communication:
«S’il faut parler de la MMF, marche mondiale des femmes, 3ème action de l’édition 2010 qui s’est clôturée au Sud-Kivu le 17 octobre, je dirai ceci:
La ville de Bukavu a vu déferler près de 3000 personnes d’origines sociales diverses et de 42 organisations différentes pour exprimer la Solidarité envers les femmes victimes de violence.
Toute personne avisée, qui manifeste le moindre intérêt pour le Congo doit se demander à quoi a servi cette marche, et quelle en sera la suite.
Était-ce une grand-messe sans lendemain?
... Les atrocités, les violences, les enlèvements des femmes, on en parle depuis les années 90, lorsque le Zaïre a ouvert ses frontières pour accueillir les convois de réfugiés rwandais parmi lesquels se trouvaient les génocidaires avec dans leurs bagages des armes, la haine et la férocité.
Par ailleurs, j'en suis convaincue, des femmes engagées, déterminées peuvent donner un sens à cette MMF et contribuer à l’instauration d’une vie paisible pour la Femme du Kivu, du Sud-Kivu, du Nord-Kivu, de Kisangani….
Les femmes convaincues, solidaires doivent s’investir pour qu'advienne la Paix et la démilitarisation, la fin des violences faites aux femmes, l’autonomisation de la Femme par le travail, l’accès aux biens communs et services, et pour qu'enfin que les thèmes retenus par la MMF puissent s’accomplir au Congo de manière effective.
Les déclarations des autorités politiques congolaises le 13 octobre à l’ouverture des activités de la MMF sont autant d’arguments qui plaident pour que les témoins de cette Marche restent éveillés. Ministres, parlementaires, sénateurs, gouverneur, vice-gouverneur et de l’épouse du Président de la RD Congo tous sans exception ont reconnu le calvaire des femmes, l’insécurité dans la région, les viols à grande échelle et l’inefficacité de plusieurs mesures prises pour instaurer la sécurité.
J’ai entendu une proposition qui consisterait en une opération Turquoise: «Ramener les auteurs d’exactions, violences, viols d’où ils sont venus pour qu’ils soient traduits en justice.»
Ils a été rappelé que la Femme doit prendre part aux décisions et à la politique de son pays en parité avec l’homme.
Un constat: La résolution 1325 n’est pas encore d’application au Congo, avouent les décideurs présents à la MMF.
Et le peuple, et la Société civile qu'ont-ils dit?
La Femme de Mwenga demande Justice , que les victimes et leurs familles soient indemnisées,
Que soit effective la réalisation de grands projets visant à l’épanouissement de la femme, de la jeune fille avec une note particulière à l’alphabétisation,
Qu'il y est soutien des initiatives locales dans la lutte contre les maladies sexuelles transmissibles et l’accompagnement de survivants des atrocités,
Et d’autres?
Les femmes veulent lutter contre la pauvreté qui les pousse dans certains cas à se prostituer pour survivre.
Mais en fait, cette ressource qu’est la prostitution les conduit à long terme à la mort.
Les Femmes veulent voir un dossier auprès de la CPI.
Les Femmes veulent que les discours des politiques soient suivis de fait,
Elles demandent aussi que les femmes vivant au Congo travaillent en synergie avec celles de la diaspora.»
après l'intervention de madame Kalimbiriro, plusieurs autre communications suivront.
Lors d'une interview, JP Fataki, un des organisateurs, nous donnera les raisons de cette initiative et le message qu'il avait pour les congolais, spécialement pour ceux qui vivent à l'étranger. Il se résume en quelques mots: le don de soi, pour cette patrie à qui nous devons tout.
Ci-dessous deux vidéos: l' interview de JP Fataki ainsi que le témoignage de madame Laetitia Kalimbiriro sur la dernière marche mondiale des femmes qui a eu lieu à Bukavu.
Cheik FITA
Bruxelles, le 21 novembre 2010
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