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Info en ligne des Congolais de Belgique

Bruxelles. Les femmes font bloc derrière Modi contre les combattants

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Vendredi 8 novembre 2013 à 11h00, dans la salle Amazone de la commune de Saint-Josse-Ten-Noode à Bruxelles, trois plates-formes de femmes de Belgique ont fait un point de presse afin de dénoncer l’agression physique dont avait été victime madame Modi Ntambwe de  “Raad van de Afrikaanse Gemeenschappen in Europa» (Le "Conseil des Communautés Africaines en Europe" )

Il s’agit : de l 'Union des Femmes Africaines, du Conseil des Femmes Francophones de Belgique et du Nederlandstalige Vrouwenraad.

Pour rappel, le 23 octobre 2013, l’ambassade de la RD Congo en Belgique avait organisé une table ronde entre des ministres venus du Congo et des membres de la diaspora congolaise.

Il se fait que depuis le hold-up électoral du 28 novembre 2011, la communauté congolaise de l’étranger n'a jamais cesser de dénoncer ce déni de démocratie. Et comme fer de lance de cette protestation, il y a le mouvement des combattants.

C’est en interpellant aux environs du Palais d'Egmont les participants éventuels à cette table ronde qu’il y avait eu cette prise de bec et de la bousculade un peu rude contre madame Modi par quelques combattants.

La séance a commencé par la projection de la vidéo circulant sur youtube et qui montre les faits.

Puis viendront des déclarations de différentes plates-formes des femmes.

Lors de l’échange, sans être pour la violence, nous avons fait remarquer aux organisatrices qu’en Belgique, la racine du mal était ailleurs à savoir: l’illégitimité du pouvoir de monsieur « Kabila » source de toutes sortes de nervosités, la complexité des relations belgo-congolaises qui fait que 53 ans après l’indépendance, l’ancienne métropole joue toujours un  rôle parfois discutable dans le processus démocratique en RD Congo.

Les associations des femmes sont restées sur les principes, tels qu’ils sont vus et appliqués en Belgique.

Néanmoins un souci de dialogue est apparu à l’issue des échanges, et aussi la nécessité d’une grande campagne d’éducation aux valeurs démocratiques.

Ci-dessous, la vidéo de la conférence de presse, et plus bas, une interview que nous avait accordée madame Modi en mars 2012 à l’occasion du mois de la femme.

Et comme document, le communiqué de presse des plates-formes

 

Bruxelles, le 9 novembre 2013

Cheik FITA

 

 

 


 

 

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Le CFFB dénonce la montée des violences envers les femmes - Communiqué de presse
L'Union des Femmes Africaines, le Conseil des Femmes Francophones de Belgique et le Nederlandstalige Vrouwenraad sont vivement préoccupées par la montée des violences envers les femmes et dénoncent avec force l'atteinte grave à leurs libertés fondamentales.
 
En effet, le 23 octobre dernier, lors d'une table ronde « Gouvernement-Diaspora » organisée au 
Palais d'Egmont par le Forum Economique Congolais dans l'Union Européenne (FECUE),
 Madame Modi Ntambwe, Présidente du RVDAGE, Conseil des Communautés Africaines en Europe du côté néerlandophone et Présidente du REFI-OE, Réseau des Femmes Immigrées et d'origine étrangère, y a été violemment molestée par des « combattants » au régime. Elle a échappé de peu au lynchage de ces dits « combattants » grâce à l'intervention rapide de la police. Le même jour dans la matinée, Madame Evelyne MBAKOP a été également agressée par les mêmes personnes. La scène a été filmée et circule sur youtube.
 
Ces attaques viennent à la suite d'une longue liste où des belges d'origine africaine ont été victimes d'agressions en public et parfois même, en présence de la police. Eu égard à cette énième agression des femmes, nous voulons d'abord marquer notre solidarité avec toutes les victimes de cette violence gratuite et encourager l'intervention rapide de la police et l'aide aux victimes.
 
Peu importe le contexte politique ou les positionnements respectifs, la violence est inacceptable. 
Nous rappelons cette semaine l'importance de la résolution 1325, de la fin des violences et des violences sexuelles à l'encontre des femmes sur le plan international et nous soulignons la nécessité d'associer les femmes aux processus de paix en tant que force constructive.
 
Nous dénonçons et condamnons fermement ici en Belgique :
*le développement de cette violence gratuite envers les femmes et l'absence de mesures 
contraignantes ; 
*la violation des libertés fondamentales et l'atteinte à l'intégrité physique des femmes ; 
Nous désapprouvons :
*la violence comme moyen d'expression au nom d'une idéologie ou d'une 
opposition à un pouvoir politique.
Nous exigeons :
*le respect des libertés fondamentales de chaque citoyen-ne et marquons notre solidarité avec les victimes de cette violence gratuite et avec toutes les femmes en proie aux violences de toutes sortes.
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