Info en ligne des Congolais de Belgique
Par Cheik FITA
Une forte délégation de femmes de la communauté congolaise de Belgique, soutenue par quelques africaines, a été reçue le mercredi 28 novembre 2012 au ministère belge des affaires étrangères, par le locataire des lieux, monsieur Didier Reynders.
Toutes de noir vêtues en signe de deuil, les congolaises sont allées rencontrer monsieur Reynders afin, de l’interpeller sur la situation inacceptable d’occupation de la ville Goma par les pseudos rebelles du M23 avec tout cela entraîne, et lui remettre un mémo.
Trois d’entre elles ont pris la parole pour la délégation. La députée bruxelloise Gisèle Mandaila qui circonscrit le cadre : une dynamique de femmes d’origine congolaise toutes tendances confondues : politiques, associatives.
Lydie Basila qui retrace l’évolution de l’instabilité à l’est, la mauvaise foi des voisins, le Rwanda en tête, et le mutisme de ce qu’on appelle la communauté internationale, les souffrances inacceptables imposées à la population congolaise, surtout à la gent féminine.
Louise Ngandu qui complétera ses deux consœurs.
Pour les congolaises, le temps est venu de nommer le chat par son nom : C’est le Rwanda de Kagame qui envahit la RD Congo et qui est à la base de tous les malheurs dans l’est de la RD Congo : déplacement des populations, violences, viols, pillages, tueries à grande échelle.
En réponse, le ministre belge des affaires étrangères reconnaît le bienfondé non seulement de la démarche des Congolaises, mais aussi la pertinence des arguments.
Dans la situation actuelle des problèmes mondiaux, il arrive que le problème du Congo soit éclipsé, la Belgique fait tout pour que cela revienne à l’agenda : à l’ONU, à l’Union européenne.
La crise à l’est de la RD Congo ne pourra être résolue que si l’on allait au fond du problème à savoir :
- - La réforme de l’armée congolaise en évitant d’y intégrer les indisciplinés.
- - La gestion des richesses de la RD Congo en trouvant un modus vivendi pour que des sociétés d’autres pays viennent aussi participer à l’exploitation des richesses du Congo. Néanmoins, dans le respect de l’intégrité des frontières de la RD Congo.
Monsieur Didier Reynders ajoutera que « La RD Congo est comme une bijouterie dont on n’assure pas convenablement la garde. »
Gisèle Mandaila prendra presqu’à partie le ministre pour cette approche dans laquelle la vie des Congolais ne semblait pas valoir grand ‘chose. Elle rappela au passage comment la RD Congo était remerciée en monnaie de singe, après avoir accueilli des ressortissants rwandais du temps du Zaïre déjà, lors du génocide rwandais de 1994.
Lors de l’interview qu’il nous a accordée après la rencontre, nous avons rappelé au ministre belge qu’en ce 28 novembre 2012, un an jour pour jour s’est écoulé depuis que les Congolais ont voté mais que le scrutin aura été marqué par des bourrages d’urnes et que cela était une des racines des maux d’aujourd’hui.
Tout en reconnaissant qu’il y avait eu de graves irrégularités, le ministre belge dira que l’urgence aujourd’hui était de mettre fin à la situation de guerre qui sévissait à Goma.
À l’issue de la rencontre, avant de quitter les lieux, la délégation des femmes congolaises a fait un débriefing en promettant de rester vigilantes et engagées, jusqu’au départ des pseudo-rebelles et que …La lutte doit continuer…
Cheik FITA
Bruxelles, le 28 novembre 2012
NOTA. VIDEO EN COURS DE MONTAGE
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