Info en ligne des Congolais de Belgique
Par Cheik FITA

Dr Kalamba Nsapo (Photo Cheik FITA)
Dans le cadre de la célébration du jubilé de l’indépendance du Congo et de l’exercice de notre devoir de mémoire, le CERDA (Centre d’Education et de Réflexion pour le Développement des
Communautés Africaines) et le Cercle des Etudiants Congolais de l’ULB ont organisé de 10 heures à 19 heures, le 24 octobre 2009 à l’Université Libre
de Bruxelles un colloque sur le thème : Image du Noir dans l’aventure ‘Tintin au Congo’. Quelle pédagogie ? Quelle estime de soi et de l’autre ?
Des communications de très haute facture ont été faites, suivies de débats passionnés et enrichissants.
A propos de « Tintin au Congo » et de « cinq petits nègres » ou la réalité d’un formatage (Prof. Bilolo Mubabinge)
« Peau noire, masques blancs » de Frantz Fanon (J.-P. Omotunde)
Estime de soi et de l’autre : un chemin de la reconnaissance réciproque et du développement (Prof. Kabuta)
Pourquoi ce colloque et qu’en attendre ?
Lors de ce colloque, nous avons abordé Dr Kalamba Nsapo du CERDA. Voici ce qu’il nous a répondu :
1. Du sens de la manifestation.
C’est une réflexion, un partage, un échange sur l’image du noir et sur la question de la construction d’une nouvelle vision de l’avenir, d’un nouvel imaginaire africain. Dans un contexte où l’imaginaire actuel qui est un imaginaire aliéné se compose sans cesse de la dépréciation de soi-même. Il faut sortir de ce cadre-là et être fier de soi-même avoir une espèce d’estime de soi-même sans laquelle on ne peut jamais aller de l’avant.
2. Qui pointer du doigt ?
Notre regard porte sur la communauté africaine. C’est celle-là que nous devons davantage et essentiellement sensibiliser parce que c’est notre enjeu capital.
3. quel impact après ces rencontres ?
Nous voulons que grâce à de telles rencontres, les hommes africains soient capables de parler le langage de l’Afrique, exploiter le paradigme africain et non pas le paradigme occidental et sortir du cadre de l’aliénation qui les pousse continuellement à copier le modèle étranger, à copier le modèle occidental dans tous les domaines. Tout doit partir de l’Afrique, à partir de la reconnaissance de ce que l’Afrique a toujours représenté, a toujours constitué ; l’Afrique qui a été responsable de grandes civilisations et qui est l’espoir de l’humanité.
Cheik FITA
Bruxelles, le 26 octobre 2009


(J.-P. Omotunde

(Prof. Bilolo Mubabinge)

Eclipse Next 2019 - Hébergé par Overblog