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DANS LE FIGARO: TRIPOLI AUX MAINS DES INSURGES.

 

A Tajoura, dans la banlieue de Tripoli, les Libyens célèbrent l'arrivée des insurgés.
A Tajoura, dans la banlieue de Tripoli, les Libyens célèbrent l'arrivée des insurgés.Crédits photo : -/AFP

 

Si des pro-Kadhafi résistent toujours dans la capitale libyenne, les combattants rebelles ont atteint la place Verte, symbole du régime. Suivez minute par minute les événements en Libye.

 

4h37 - Le président américain Barack Obama appelle dans un communiqué le dirigeant libyen à quitter le pouvoir afin de mettre un terme au bain de sang. Il appelle les rebelles à respecter les droits de l'Hommet et à marcher vers la démocratie.

2h17 - Mahmoud Jibril, l'un des principaux responsables du Conseil national de transition, l'organe politique de la rébellion, a demandé aux combattants rebelles de s'abstenir de toute vengeance et les a mis en garde contre des «poches» de résistance pro-Kadhafi dans la capitale. «Les pillages et les violences seraient une insulte et une honte pour notre révolution», a-t-il poursuivi, demandant «d'épargner la vie des prisonniers, même des proches de Kadhafi, ses enfants, sa famille». «Je demande à tous mes frères libyens de prouver que nous sommes responsables en ce moment critique. Les yeux du monde vous regardent: soit vous gagnez la démocratie, soit vous choisissez la vengeance», a souligné Jibril. «Aujourd'hui, il n'y a plus de différence entre les Libyens. Nous allons écrire l'histoire. Nous avons été égaux sous 42 ans de dictature, nous serons égaux dans la démocratie», a promis ce responsable du CNT.

La bataille de Tripoli

Après six mois de bataille contre le régime autoritaire de Mouammar Kadhafi, au pouvoir depuis 42 ans, les rebelles libyens sont entrés dimanche dans Tripoli. Cette nuit, les rebelles qui ont lancé l'offensive «Sirène» samedi soir sur la capitale, ont atteint la place Verte à Tripoli, un lieu symbolique où les partisans du régime avaient l'habitude de se rassembler au début de la contestation à la mi-février pour exprimer leur fidélité au leader. Une foule en liesse agitait des drapeaux rouge, noir et vert, aux couleurs de la rébellion, dansant, et scandant «Allah Akbar» (»Dieu est grand») tout en tirant en l'air.

Les insurgés se sont infiltrés dans la capitale en arrivant par la mer de l'enclave côtière de Misrata, à 200 km à l'est, selon la rébellion. D'autres rebelles venant de l'Ouest ont réussi, après de violents accrochages avec des soldats loyalistes, à entrer dans Tripoli en fin d'après-midi dimanche, acclamés par les habitants qui couraient le long de leur convoi, dans une ambiance euphorique.

Les rebelles ne semblent n'avoir pas rencontré une forte résistance. Dans la nuit de dimanche à lundi, des forces pro-Kadhafi pilonnaient cependant le quartier al-Hemida, à l'est de la ville, selon un habitant de ce quartier.

Deux fils de Kadhafi arrêtés

Seif al-Islam, présenté dans le passé comme le futur successeur de son père, a été arrêté. Seif al-Islam, fait l'objet d'un mandat d'arrêt de la CPI pour crimes contre l'humanité commis en Libye. Un autre fils influent de Kadhafi, Mohammad Kadhafi, a déclaré tôt lundi dans une interview à Al Jezira qu'il avait été arrêté par les rebelles et qu'il était en résidence surveillée.

Le régime se dit prêt à négocier

Dimanche, le colonel Kadhafi avait appelé ses partisans à «nettoyer» la capitale des rebelles, dans un message sonore diffusé par la télévision libyenne. Dans la matinée, il avait affirmé qu'il ne se rendrait pas et sortirait «victorieux» de la bataille de Tripoli.

Malgré les succès apparents des rebelles, le porte-parole du régime, Moussa Ibrahim, a affirmé pour sa part que «le régime est toujours fort et que des milliers de volontaires et de soldats sont prêts à se battre», tout en précisant que le «guide» libyen est prêt à négocier en personne avec le chef de file des rebelles. Selon lui 1.300 personnes avaient péri ces dernières 24 heures à Tripoli. Il n'était pas possible de vérifier ce bilan.

Le président français Nicolas Sarkozy a estimé «que l'issue ne fait désormais plus de doute». Pour le secrétaire général de l'Otan Anders Fogh Rasmussen «le régime de Kadhafi s'effondre clairement». L'Otan a pris le commandement fin mars de la coalition internationale intervenue sur mandat de l'ONU pour protéger la population civile.

 

 

 

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