4 janvier 2012, journée des martyrs de l’indépendance, sur invitation des pasteurs congolais de Belgique, une centaine de
congolais se sont retrouvés vers 13h00 à la place de la bourse de Bruxelles pour une prière en faveur de la paix en RD Congo.
Paix, parce que cette date est une date historique pour les congolais, étant le point de départ de la marche vers
l’indépendance face à la Belgique , paix parce que suite au hold-up électoral du tandem Joseph Kabila-Ngoy Mulunda, la paix est plus que jamais menacée: la puissance de l’état confisquée par
une clique honnie par la majeure partie de la population.
Seulement voilà, arrivés sur place, nous tombons sur une ceinture de la police empêchant les gens d’accéder aux
marches de la bourse.
Et sur ces marches, des pasteurs congolais priant pour la paix en RD Congo.
Selon la police, la manifestation n’était pas autorisée. Selon les organisateurs, ils avaient introduit une demande en
bonne et due forme pour un sit-in, mais le bourgmestre n’a pas daigné répondre.
Les manifestants étaient ainsi pris en sandwich. Nervosité.
Il aura fallu à la police beaucoup de diplomaties et des muscles pour convaincre les manifestants et les contraindre à
circuler car pour la police, il n’y avait rien à voir. Il y a eu un peu trop de muscles malheureusement.
La tension était palpable entre les manifestants et la police fortement déployée. Ce déploiement de la police
bruxelloise contrastait beaucoup avec l’attitude de la police en Flandre lors de la dernière manifestation des congolais à Anvers.
Le drapeau de la Flandre sera exhibé et des messages de vote sanction lancés, contre les partis francophones : CDH,
PS, MR… Partis accusés de complaisance face au président sortant monsieur Kabila et face à son hold-up électoral.
Cheik FITA
Bruxelles, le 4 janvier 2012