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Par Cheik FITA
Au fur et à mesure que les élections congolaises de 2011 approchent, les différents candidats tant à la présidentielle qu'aux législatives prennent leurs marques. A l'instar de toutes les autres provinces, le Katanga, poumon économique de la RD Congo, bouge progressivement. Qui de Tshisekedi et de Kabila gagnera la mise dans la province cuprifère?
Qui dirigera l'exécutif provincial après le départ annoncé de Moïse Katumbi, actuel gouverneur? Qui dirigera l'assemblée provinciale?
Quelle alliance nouer?
C'est sûrement toutes ces questions qui sont à la base de deux faits marquants dans le microcosme politique du Katanga: Les propos de Gabriel Kyungu à l'intérieur de la province et ses effets, l'affrontement entre partisans de Moïse Katumbi et ceux de Muyambo.
A l'heure où le pouvoir du souverain primaire revient via l'urne, il importe que les hommes politiques de tout bord aient un discours d'apaisement. La conquête des voix, une à une est à ce prix. Et où surtout ? Dans le cas de l’adversaire. Avec quels arguments ? Une fois élus, les dirigeants seront les dirigeants des vainqueurs... Et des perdants!
Il n'est donc point nécessaire de chosifier l'électeur, le vrai détenteur du pouvoir.
Ci-dessous donc, deux articles de nos confrères sur le Katanga.
Cheik FITA
Bruxelles, le 16 juin 2011
BANZA MUKALAYI SE DEMARQUE DE KYUNGU
Le président national de l’Union pour le développement du Congo (UDCO), Banza Mukalay Sungu, a invité, dimanche, les Katangais à développer la culture de la paix et à bannir la haine entre les communautés, au cours d’un meeting organisé à l’intension des membres de son parti à Lubumbashi. Il a déclaré avec force que le Katanga appartient à « tous ses enfants et à tous ceux qui y habitent » avant d’indiquer que son parti condamne toute forme de violence et de discrimination d’où qu’elles viennent. Cette déclaration fait suite aux propos tenus par le président de l’Assemblée provinciale du Katanga, Gabriel Kyungu wa Kumwanza, lors d’une tournée de sensibilisation à l’enrôlement qu’il a effectuée dans la province. Il avait déclaré que « ceux qui ne voteraient pas pour Kabila devaient rentrer chez eux ». Dans une déclaration rendue publique le jeudi 9 juin à Lubumbashi, l’opposition politique au Katanga avait qualifié ces propos de « malveillants, haineux et injurieux » (lire leur déclaration dans la rubrique «Actualité»). Le président de l’Assemblée provinciale du Katanga avait tenter, sans convaincre, de rejeter ces accusations.
source: APA/CCN
LUBUMBASHI: LE CALME REVIENT APRES DES AFFRONTEMENTS ENTRE PRO-KATUMBI ET PRO-MUYAMBO
Le calme est revenu mercredi 15 juin, après des affrontements entre les partisans du gouverneur du Katanga
Moise Katumbi et ceux de l’ancien député national, Jean-Claude Muyambo à Lubumbashi. Ce dernier a négativement critiqué la gestion de la province, dans une interview accordée aux journalistes
belges et diffusée sur des chaînes locales.
Mécontents de ces propos, les partisans de Moise Katumbi se sont attaqués au cabinet d’avocat de Jean-Claude Muyambo, ainsi qu’à sa chaîne de télévision JUA.
Jean-Claude Muyambo a fustigé ce comportement des partisans du gouverneur Katumbi :
«Une autorité ne doit pas se comporter comme ça. Les dégâts sont énormes. Non pas seulement qu’ils ont tout détruit, mais ils ont pillé et volé au vu et au su de tout le monde. Et c’est qui est
grave, ils étaient accompagnés de la police.»
Il a, à son tour, mobilisé ses partisans pour une descente punitive dans la ville.
Ces derniers ont rencontré les fidèles de Katumbi, avec qui ils ses sont affrontés, par jets de pierre.
La police est intervenue, sans armes, pour calmer les deux camps.
Au cours de ces affrontements, les partisans de Muyambo se sont aussi attaqués à la chaîne de télévision Mwangaza, jugée proche de Katumbi.
Ils ont également blessé trois journalistes.
Le gouverneur de province a appelé la population au calme.
Il a précisé qu’il ne répondra pas aux critiques de Muyambo:
«On m’a dit à la Kenya qu’il y a eu un monde fou qui descendait vers la ville. Je suis descendu moi-même pour calmer la population. Si j’avais envoyé des policiers avec des armes, il allait dire
qu’on a tiré sur lui», a-t-il dit.
R.O.
source : Jean MULONGO Mbuyu
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