La Belgique a vécu au ralenti le lundi 30 janvier 2012 suite à une grève générale décrétée par les
syndicats.
La gare de midi est restée vide alors qu’elle est
un grand carrefour de lignes de transports: métro, trams, bus, lignes ferroviaires internationales: Paris, Rotterdam, Cologne, Londres…
C’est en protestation contre certaines mesures de rigueur du gouvernement Di Rupo, entre autre, le relèvement de l’âge de la
retraite.
Voici ce qu’on pouvait lire sur un tract distribué par les syndicats:
« Le Gouvernement belge a pris des mesures d’austérité particulièrement injustes et inéquitables envers les citoyens de ce
pays.
Malgré les promesses de dialogue, les organisations syndicales ne constatent pas de réelle volonté de concertation. C’est
pourquoi elles ont décidé de commun accord de maintenir le préavis de grève.
Les organisations syndicales ne contestent pas la nécessité d’un assainissement des finances publiques mais bien la façon dont
cette opération est menée.
Les mesures décidées sont injustes et inéquitables parce :
elles affaiblissent le pouvoir d’achat des travailleurs
elles ne mettent pas à contribution les grandes fortunes et les gros investisseurs
elles aggravent la crise sans aucune perspective de développement de l’emploi
elles augmentent la pauvreté
Malgré cela, d’autres mesures d’économie sont déjà annoncées.
Sont actuellement visés :
les femmes qui auront encore plus de peine encore à se constituer une carrière complète.
les travailleurs en suspension de contrat (crédit temps, interruption de carrière, prépension) qui verront diminuer leurs droits
en matière de pension à partir du 1er janvier 2012 ;
les travailleurs âgés dont les possibilités d’aménagement des fins de carrière seraient réduites ;
les jeunes chômeurs, dont l’allocation d’attente ne sera plus octroyée qu’après 12 mois de chômage et ne sera plus payée au bout
de trois ans aux cohabitants et chômeurs de plus de 30 ans ;
les chômeurs de longue durée, pour lesquels les allocations évoluent vers le strict minimum : avec un montant trop faible pour
vivre.
D’autres choix sont possibles :
Une fiscalité qui met à contribution les riches et les spéculateurs
Une création d’emplois de qualité
Une lutte efficace contre la fraude fiscale et sociale
Lundi 30 janvier, de nombreux travailleurs belges arrêteront le travail, pour réclamer un assainissement juste et une vraie
politique de création d’emplois.
Nos revendications sont justes.
Le Gouvernement doit nous entendre. »
Bruxelles, le 30 janvier 2012
Cheik Fita