Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Info en ligne des Congolais de Belgique

JACQUES NDJOLI DE LA CENI: « EN CE JOUR NOS SIGNAUX NE SONT PAS AU ROUGE »

 
 
CHEIKFITANEWS-CENI-SENAT-P1016834.JPG
Jacques Ndjoli Vice-Président de la CENI & Gérard BISAMBU de la société civile
PHOTO. cheikfitanews.net
 
  Le lundi 14 novembre 2011 à partir de 14h30 dans la salle M du sénat belge,
les deux coupoles des ONG belges, le CNCD-11.11.11 et 11.11.11, la Coalition du mouvement Nord-Sud flamand ont organisé une conférence sur les élections en RD Congo: « Perspective congolaise sur les élections en RD Congo. »
L’objectif de cette conférence était d’exposer le point de vue congolais sur les élections avec trois acteurs congolais impliqués aujourd’hui dans le processus.
Monsieur Jacques DJOLI ESENG’EKELI, Vice-président de la CENI (Commission électorale Nationale Indépendante) ;
Madame Ellysé DIMANDJA AMBOWA FEZA, députée nationale
Monsieur Gérard BISAMBU MPANG’ DE, membre de AETA (Agir pour les élections transparentes et apaisées).
Dans sa communication, le vice-Président de la CENI donnera le parcours de son institution, du 3 mars 2011 à aujourd’hui, après avoir au préalable dépeint l’environnement politique général du pays avec ses antécédents.
   Pour conclure il affirmera que la CENI organisera bel et les élections le 28 novembre 2011. « En ce jour, nos signaux ne sont pas au rouge. »
  Autre oratrice, autre discours.
La députée Dimandja quant à elle a chargé et la CENI, et le pouvoir de Kinshasa.
A charge de la CENI, différents retards dont la publication du fichier électoral. Des incohérences, nom d’électeurs repris pas nécessairement dans la bureau de vote le plus proche…
A charge du régime Kabila, les différentes entraves à la bonne marche du processus démocratique: tripatouillage constitutionnel, achats de consciences, stratégies de fraudes, blocage de l’opposition durant la campagne…
    Monsieur Gérard Bisambu de la société civile a été plus critique encore. Sans éducation civique, ces élections, sont loin d’être les élections de la population.
   La caricature qu’il a montrée était plus qu’explicite: le 28 novembre, les élections doivent être organisées, quoiqu’il en coûte. Le 6 décembre 2011 étant une deadline pour monsieur Kabila, il ne pourra plus se prévaloir du titre de Chef d’État, son mandat prenant définitivement et automatiquement fin ce jour-là.
Il se pose alors la question suivante: « Que se passera-t-il entre le 28 novembre et le 6 décembre? »
 Les questions du public ont été très pertinentes, preuve que les congolais se sont définitivement approprié le processus électoral.
Le temps de  donneurs de leçons et experts étrangers étant révolu.
 Il aurait été intéressant que parmi les orateurs, un représentant du président sortant soit là.
 Ayant pris ses fonctions le 6 décembre 2006, monsieur Kabila aurait dû à partir de ce jour-là, préparer les élections futures, celles de cette année : textes de lois, mobilisation des fonds, mise en place de la CENI...
 C’est seulement en début 2011 qu’enfin la machine s’est mise en marche, cahin-caha. Nous sommes de ceux qui avaient tiré la sonnette d’alarme depuis plus de deux ans… Hélas!
 Si d’aventure entre le 28 novembre et le 6 décembre 2011 rien de concret n’était prêt, qui devrait en porter les responsabilités?
Il ne reste qu’à s’accrocher à la phrase de monsieur Ndjoli, le Vice-président de la CENI: « En ce jour, nos signaux ne sont pas au rouge. »
     
Cheik FITA
Bruxelles, le 15 novembre 2011
CHEIKFITANEWS-SENAT-CENI-P1016827.JPG
CHEIKFITANEWS-CENI-SENAT-P1016847.JPG

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article