Info en ligne des Congolais de Belgique
Par Cheik FITA
Les jeudis littéraires organisés à Bruxelles ont repris ce jeudi 9 septembre 2010 à 19h30, avec comme invité, l’écrivain congolais Julien Kilanga Musinde qui est actuellement fonctionnaire international à Paris, à la francophonie plus précisément.
Lieu : Porte du Sud, sise 218 chaussée de Wavre à 1050 Bruxelles.
Cet événement est généralement organisé par l’équipe de Jeudis Littéraires & Panafrica Librairie Multimédias, avec le soutien d’ASD (Association pour la Solidarité et le Développement).
La rencontre de ce jour a été axée autour des derniers ouvrages de Kilanga : « Jardin secret », roman, 133 pages publié par les éditions Acoria, et « Aux creux de mon être » un recueil de poèmes bilingue, 111 pages, publié par les éditions du Cygne et contenant les poèmes de deux auteurs : Julien Kilanga Musinde, et Mélita Toka Karachaliou, grecque.
Mwanda personnage principal de « Jardin secret » est confronté à un dilemme : pour changer le pays, faut-il négocier pacifiquement ou prendre les armes ?
Le tout dans un rêve. Il va de soi que lorsque le personnage principal se réveillera, l’histoire s’arrêtera. À quel moment ? Et cela se passe dans un pays appelé « République des Tropiques »
Animés par Antoine Tshitungu, les débats ont été profonds sur la problématique du livre en RD Congo, le rôle de l’intellectuel, du politique, la diffusion du livre…
Comme d’habitude, et c’est malheureusement le cas dans notre communauté : il est difficile de réunir vingt personnes lors de pareilles rencontres... Contrairement aux lieu de libation! De quoi décourager ceux qui passent des heures, des jours et même des années à écrire, à créer des œuvres de l’esprit, à inventer. Si nos compatriotes sont si absorbés par la politique , il importe de rappeler que la marche d’un pays a quatre volets : le social, l’économique, le politique bien sûr et… Le culturel !
Si pour ceux qui sont au pouvoir aujourd’hui la culture est la cinquième roue, la quatrième étant la corruption et la mauvaise gouvernance, les trois autres à peine gonflées,
Et si pour ceux qui sont actuellement dans l’opposition qui se battent pour accéder au pouvoir, la culture est également un accessoire,
À quel avenir le peuple congolais peut-il alors s’attendre ? Espoir ? Désespoir ?
Et nous tous qui usons de la plume, au nom de quoi devrions-nous continuer ? Quand nous valons moins que ceux qui vendent le « mpiodi » ou les « makala » ?
Comment prétendre mobiliser positivement la population pour le changement sans l’outil « Culture » ?
Un déclic fort dans le comportement du congolais, face à la culture est nécessaire, surtout dans le camp de ceux qui prônent le changement.
Cheik FITA
Bruxelles, le 10 septembre 2010
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