Info en ligne des Congolais de Belgique
Par Cheik FITA
Léon Lobitch Kengo wa Dondo. Photo Cheikfitanews
Sur facebook d’abord, puis sur les sites Internet des Congolais de France, nous avons appris l’agression et l’hospitalisation de monsieur Léon Kengo Wa Dondo, Président du sénat congolais et candidat malheureux à la présidentielle congolaise du 28 novembre 2011.
Le « pouvoir » de Kinshasa, via monsieur Lambert Mende porte-parole du gouvernement sortant, a donné sur France 24 une interprétation très tendancieuse des faits.
Accusant le gouvernement français d’un côté, vilipendant les anti-Kabila de l’autre qu’il assimile aux membres de l’UDPS, avec un vocabulaire qui mériterait d’être amélioré prochainement, ne répondant pas à la question principale de la journaliste : «Qui sont ces combattants ? Quelles sont leurs revendications ? »
... Monsieur Mende a servi aux téléspectateurs de la chaîne française un discours désarticulé et obscur, attribuant le beau rôle à son gouvernement.
Encore un peu, monsieur Mende pouvait affirmer que c’est monsieur Tshisekedi qui est le commanditaire de l’acte. Un bouc émissaire tout trouvé, alors que le mal est ailleurs à savoir le hold-up électoral ainsi que toutes ses implications.
Le phénomène « combattants » à travers l’Europe et le monde entier peut-il être réduit à si peu ?
Via Félix Tshisekedi, chargé des relations extérieures, l’UDPS a vite réagi aux propos du « pouvoir imposteur ». Tout en regrettant ce qui est arrivé à monsieur Kengo, il a affirmé que l’UDPS n’était pas lié à l’incident. Et de clarifier qu’il ne faudrait pas occulter l’engagement politique et patriotique des congolais qui vivent à l’étranger.
Ci-dessous, les faits tels que relatés par nos confrères du journal français
« Le Monde »
Cheik FITA
Bruxelles, le 1er janvier 2012
Le gouvernement congolais a accusé dimanche 1er janvier des partisans du principal opposant au président Joseph Kabila d'avoir agressé le président du Sénat de la République démocratique du Congo (RDC) samedi à Paris. L'ambassadeur de France a été convoqué pour s'expliquer, selon le gouvernement congolais.
A Paris, le ministère français des affaires étrangères a confirmé dimanche l'agression de Léon Kengo wa Dondo, 76 ans, samedi vers 17h, ainsi que la convocation de l'ambassadeur de France à Kinshasa.
"DENTS ARRACHÉES, PIÉTINÉ, ROULÉ À TERRE"
Le président du sénat "a été agressé en gare du Nord par les bandes de ceux qui s'appellent les ‘combattants’ proches d’Etienne Tshisekedi ", a déclaré le porte-parole du gouvernement congolais Lambert Mende, faisant référence aux partisans de l'opposant qui s'est proclamé "président élu" de RDC après le scrutin contesté du 28 novembre.
Selon les premières informations de Kinshasa, M. Kengo "aurait eu des et a été hospitalisé près de la gare du Nord, dans le nord de Paris. M. Kengo étant en "visite privée", le ministère français a précisé ne pas s'occuper de cette affaire d'agression et a dit ignorer dans quel état de santé se trouvait le président du sénat congolais.
" ÉNIÈME AGRESSION PERPÉTRÉE EN FRANCE"
Selon une source proche de l'enquête à Paris, M. Kengo est arrivé en train depuis Bruxelles à Paris, gare du Nord à 17h, où une voiture avec un chauffeur l'attendait. Alors qu'il pénétrait dans le véhicule, il a été frappé par des hommes pouvant être des compatriotes. La voiture, avec à bord M. Kengo, a pu démarrer, mais a été bloquée dans des embouteillages et à nouveau cernée. La police, appelée, est intervenue pour mettre fin à l'agression et le chauffeur a ensuite conduit son passager dans un hôpital parisien, selon une source proche de l'enquête.
"Nous protestons de la manière la plus ferme contre cette énième agression perpétrée en France au vu et au su des autorités françaises contre des officiels congolais", a ajouté M. Mende, qualifiant l'attaque contre M. Kengo de "totalement inacceptable". D'après lui, les agresseurs reprochaient à M. Kengo, leader de l'Union des forces du changement (UFC), arrivé quatrième (4,95 %) de la présidentielle remportée par le sortant Joseph Kabila (48,95 %), de "n'avoir pas retiré sa candidature aux dernières élections, ce qui n'a pas permis à leur chef (M. Tshisekedi) d'être élu". Ce dernier a obtenu 32,33 % des suffrages.
Eclipse Next 2019 - Hébergé par Overblog
