Jeudi 1er décembre 2011 en début de matinée à l’hôpital Joseph Bracops
d’Anderlecht, Dr Parfait Salebongo médecin d’origine congolaise a été humilié par la police devant ses confrères, les malades et le personnel administratif. Il a été arrêté sans mandat, plaqué
au sol puis menotté devant le personnel médical médusé. On aurait cru un bandit de grand chemin arrêté, alors que non! C’était une histoire de ses honoraires qui avaient longtemps été indûment
ponctionnés par un de ses supérieurs, et aussi des manœuvres pour que notre médecin ne participe pas à une élection de la corporation où il aurait pu être élu, avec accès possible à des
dossiers opaques.
Que s’est-il passé?
Comme chaque matin Dr Parfait Salebongo se rend à l’hôpital où il travaille. Il arrive devant son bureau et essaie
d’introduire la clé sans succès.
La serrure a apparemment été changée.
Il veut se rendre à la direction, il se retrouve nez à nez avec deux policiers qui l’interpellent…
Quand nous arrivons sur les lieux, il sera déjà emmené au commissariat de police.
Nous l’y rejoignons. Depuis quatre-vingt dix minutes au moins, lui et son avocat étaient là, apparemment tournés en bourrique
par les agents de police. Personne ne voulait les auditionner.
En attendant, nous lui proposons une interview dehors. Deux agents de police viennent rapidement nous empêcher de prendre des
images, et rappellent le médecin à l’intérieur de leurs bureaux pour l’auditionner. Son avocat va le rejoindre pour l’assister, la police lui refuse l’entrée dans le local d‘audition.
Nous poireautons ainsi dehors avec l’avocat durant près d’une heure.
Quand le médecin ressort, il nous dit avec regret: "la police n’a pas dressé un PV de mon arrestation! "
La police ayant refusé que nous prenions des images devant ses locaux, c’est vers la station de métro Saint Guidon que docteur
Parfait et son avocat nous raconteront leur mésaventure avec la police.
À visionner, la vidéo de leur interview.
Cheik FITA
Bruxelles, le 1er décembre 2011