Info en ligne des Congolais de Belgique
Par Cheik FITA
Jeudi 3 octobre 2013 au restaurant Inzia de Bruxelles, le livre "Afin que tu te souviennes" de Faignond Emilie-Flore a été baptisée.
Rebaptisée car, l’ouvrage avait déjà été publié une première fois à Kinshasa aux éditions Saint Paul.
Des amis, des amies de l'auteur, des lecteurs ont tenu à être là. Et dans ce public, une personnalité: l'ambassadeur du Congo-Brazzaville à Bruxelles.
La cérémonie a été présidée par le professeur Antoine Tshitungu, écrivain prolifique.
Du contenu de l’ouvrage. D’entrée de jeu, Antoine Tshitungu fera un parallèle entre ce qu’a vécu l’auteur et ce que vivaient les métisses à la Martinique. Ils’appuiera sur l’œuvre de Frantz Fanon, « peau noire, masque blanc », en évoquant un phénomène : « la lactification », la recherche de se blanchir par le mariage. Phénomène caractéristique de la société de l’époque, la société coloniale.
Ainsi, dans "Afin que tu te souviennes" Faignond Emilie-Flore raconte son vécu, de l’intérieur, la saga de sa famille qui se déroule entre les deux rives du fleuve Congo.
Et Antoine Tshitungu de conclure : « ce livre est un récit thérapeutique qui permet à l’auteur de se défaire d’un héritage « maudit », maudit, au sens de « rejeté par la société ».
Dans son mot de circonstance, Faignond Emilie-Flore confirmera que son opus était un roman autobiographique, écrit en un premier moment à l’intention de ses descendants, « afin qu’ils se souviennent », qu’ils sachent « d’où nous venons, où nous allons ».
Lors des échanges avec le public, Faignond Emilie-Flore confiera que le déclic pour se mettre à l’écriture avait eu lieu quand elle avait douze ans, suite à l’impression d’une perte de repère.
Et plane dans son œuvre, comme un fil d’Ariane, l’ombre de sa grand-mère.
La deuxième raison d’écrire était pour elle la nécessité de préserver nos us et coutumes, qui ne devraient pas disparaître avec la disparition de nos « Koko », nos grands-mères.
Faignond Emilie-Flore est née en 1948 à Kinshasa d'un père Franco-Congolais(Brazzaville) et d'une mère Belgo-Congolaise(Kinshasa).
Elle est ainsi profondément métisse : de sang et de culture. Ce que non seulement elle revendique, mais ce qui fait aussi sa force, la force de son écriture.
Bruxelles, le 6 octobre 2013
Cheik FITA
Eclipse Next 2019 - Hébergé par Overblog