23.10.2008: LEON KENGO WA DONDO AU PARLEMENT DE LA COMMUNAUTE FRANCAISE DE BELGIQUE.
PHOTO: CHEIKFITANEWS
TITRE ORIGINAL:FLOP à martyrs : Kengo une prestation dans un Martyrs désempli au huit dixième Candidat de l'occident sans aucune base réelle
par : John TSHINGOMBE / Pathy MAWETE
Quelle mouche a piqué cet impopulaire Léon Kengo pour aller
se mesurer au gigantesque stade des Martyrs doté de 80.000 places assises. Nul avant lui ne s'y était hasardé. Même pas les plus populaires comme Antoine Gizenga et son PALU, Etienne Tshisekedi
et son UDPS. Nul avant lui, sauf le très excentrique Eugène Diomi Ndongala et l'autre farfelu d'Arthur Z'Ahidi Ngoma . Le premier avait recouru à des pasteurs qu'il avait soudoyés à coup des
milliers de dollars.
En contrepartie, ces hommes de Dieu avait conduit, ce dimanche-là, leurs fidèles au stade des Martyrs sous prétexte d'un culte œcuménique avec d'autres ministères de l'évangile.
Malgré cette astuce, le candidat malheureux à l'élection
présidentielle 2006 -il n'avait même pas atteint zéro pc-dut se contenter d'un stade à plus de la moitié vide. Z'Ahidi, lui, avait été si naïf pour croire à un charlatan présenté par le
professeur Matthieu Kalele et le professeur Manara. Avec le sérieux qui caractérise un enseignant d'université, les deux profs avaient attribué à cet énergumène des pouvoirs mystiques pour
multiplier les gens. Il suffisait de lui amener un millier de personnes pour qu'il passe ce nombre à 10.000.
Le jour J au stade des Martyrs, il n'eut qu'un millier de personnes dans les tribunes avec un Z'Ahidi aux abonnés absents. L'histoire raconte qu'il demanda à Ingele Ifoto d'aller le représenter.
Naturellement, celui-ci déclina poliment. L'histoire retient également la noyade de Jean-Pierre Bemba dans ce même stade sous le 1+4. Alors qu'il bénéficiait d'un important élan de sympathie à
Kinshasa, au lendemain de la prise du pouvoir par l'AFDL, Laurent-Désiré Kabila n'a pas réussi à faire le plein du Martyrs pour son investiture devant Yoweri Museveni, Pasteur Bizimungu et
d'autres chefs d'Etat de la région. L'AMP, puis le PPRD ont menacé d'y aller pour se raviser par la suite. Le seul qui a dompté cette arène, c'est Mgr Laurent Monsengwo. Il est archevêque de
Kinshasa et cardinal, c'est tout à fait normal. Tenez que pour affronter le Martyrs, Monsengwo ferme toutes les paroisses pour un seul office dominical. L'histoire aujourd'hui, c'est Kengo dont
les motivations pour un meeting grandiose sont à aller chercher dans une volonté de démontrer à ses parrains occidentaux qu'il contrôle aussi un courant important dans l'opinion.
A l'arrivée, c'est le contraire qui a été démontré, le contraire qui d'ailleurs à la personnalité de Kengo. Pour un homme politique qui n'avait jamais réuni le moindre meeting dans sa longue
carrière, c'était quand même osé de commencer par le mastodonte Martyrs. Le seul meeting à l'actif de Kengo, c'est en 1995 au nom de l'ex-UDI -Union des démocrates indépendantes, un parti des
cadres et ultra-libéral qui n'avait jamais travaillé pour les intérêts du peuple. D'ailleurs, le meeting organisé au Park de Boek fut animé par Alexis Thambwe Mwamba alors président de l'UDI.
Animé en français face à un auditoire lingalaphone. Malgré, toutes les années passées à Kinshasa, Thambwe ne parle pas un seul mot de lingala. Kengo, par contre, parle lingala et a même fait son
meeting dans la langue vernaculaire des Kinois. Ses origines équatoriennes ont fait qu'il apprenne cette langue dans son enfance. L'homme lui-même reste très distant du commun des mortels qu'il
dédaigne même. C'est à peine qu'il serre la main. Les fidèles de la paroisse Notre Dame de Fatima, à Gombe, en savent quelque chose. Lorsque arrive le moment de se donner la main en signe d'amour
pendant la messe, sitôt le geste posé, Kengo retourne très vite ses mains dans le dos pour aller chercher une lingette désinfectante dans la pomme de son garde du corps. Remarquez qu'il n'a pas
daigné prendre un bain de foule avec les quelques milliers de manifestants au stade des Martyrs. Il a un mérité cependant ce Kengo qui a toujours fait montrer d'un sens de l'Etat élevé. Beaucoup
le disent sérieux mais tel n'est plus le cas depuis sa mésaventure au Martyrs. Un homme sérieux et pondéré ne peut pas s'attaquer à un défi irréalisable d'avance. Quant au sens de l'Etat, Kengo
a, avec la révision constitutionnelle, a apporté la preuve que ce sens de l'Etat n'a de sens pour lui que si ses intérêts à lui sont préservés. A plus de 75 ans d'âge et à la tête d'une fortune
acquise sur le dos des Congolais, «l'homme de la rigueur» a préféré sauvegarder honneurs et privilèges plutôt que prendre exemple sur le cadet Vital Kamerhe qui a porté sa contradiction avec VAMP
jusqu'à démissionner du perchoir de 'Assemblée nationale.
Kengo a louvoyé pendant tous les débats sur la révision pour voter abstention à la fin. Voilà l'image des grands en RD-Congo, un grand ne se gêne pas de se montrer neutre sur une question aussi
fondamentale de la vie nationale. En fait, Kengo est un faux grand qui a raté l'occasion de rentrer dans l'histoire avec la révision constitutionnelle. La postérité s'en souviendra. Un faux grand
qui a passé toute sa vie à travailler contre l'intérêt général pour un enrichissement personnel effréné avec ses prédateurs d'amis, Marco Banguli, Thambwe Mwamba, Kiakwama kia Kiziki, Katanga
Mukumadi, le richissime Jean Seti Yale et tant d'autres. Ensemble, ils ont commencé la prédation dans les années 80 pour culminer entre 1988 et 1989 avec une hausse inattendue du cours du cuivre
qui avait donné à l'ex-Zaïre une plus-value au-delà des prévisions.
Ce surplus évalué en centaines de millions de dollars est allé dans les poches des Kengistes pour constituer leur premier véritable pactole dans la voie de l'enrichissement. C'est la même bande
qui a bradé les intérêts de l'Etat dans Utexafrica avec la complicité d'Albert Yuma, le même qui s'est rapproché aujourd'hui de Joseph Kabila.
Du meeting à proprement parler. Les Tshisekedistes se sont
réjouis de la position de Kengo là où il a affirmé que «nous laissons à l'UDPS sa place d'aînée». «Nous sommes favorables à la candidature commune, pourvu que notre candidat gagne pour partager
avec tous les autres », a déclaré Kengo. Ce qui laisse croire que Kengo lui n'est pas candidat. Ce meeting e commencé à 15 heures, soit cinq heures plus tard. Question d'attendre que te stade se
remplisse. Des jetons ont été distribués aux manifestants pour se faire payer la collation à la fin de la manif. Nombreux ont exigé d'être payés avant. Comme un groupe des jeunes surpris en face
du stade, devant le siège fédéral du MLC. Kengo lui-même est sorti en catastrophe tant les manifestants tenaient à se faire payer. Le rétroviseur d'une Prado de son cortège a été arraché.
Plusieurs leaders de l'opposition ont assisté à ce meeting, notamment le directeur de cabinet de Tshisekedi, Albert Moleka accompagné de Me Serge Mayamba, Vital Kamerhe, Ne Mwanda Nsemi, Z'Ahidi
Ngoma, Azarias Ruberwa qui a sombré avec son RCD, Adam Bombole …
John TSHINGOMBE / Pathy MAWETE