Info en ligne des Congolais de Belgique
Par Cheik FITA
Pascal Smet, ministre flamand de l'Enseignement, de la Jeunesse, de l'Egalité des chances et de Bruxelles a été L'invité de l'association Congo-cultures pour un
échange avec les responsables des associations animées par des originaires d'Afrique.
C'était le mercredi 3 février 2010 à l'Espace Matonge au 78, chaussée de Wavre Dans le quartier Matonge.
Lors de sa communication, le Ministre Flamand, a abordé un certain nombre de points:
-- Les problèmes de Bruxelles
-- L'avenir de Bruxelles
-- L'emploi
-- La sécurité
-- L'enseignement et son budget
-- Le caractère multiculturel de Bruxelles qui est une richesse, à condition de mettre des ponts entre Différentes quartiers.
Lors des échanges, il est apparu que peu de gens à Bruxelles font attention au poids de la Flandre en Belgique, à commencer par le fait que la ville même de Bruxelles est en réalité en pleine
Région flamande!
La Belgique étant bilingue, il est dans l'Intérêt des Bruxellois d'être bilingues également.
Beaucoup de parents issus de l'immigration commencent à le comprendre et inscrivent progressivement leurs enfants dans des écoles néerlandophones. Mais certains s'arrêtent à mi-chemin:
-- Eux-mêmes ne prennent pas la peine de maîtriser le néerlandais pour mieux
encadrer les enfants.
-- Certains enfants ne pratiquent le néerlandais qu'à l'école, à la maison ils
parlent une langue africaine, suivent la télévision en français, dans la rue parlent français.
Durant les échanges, les participants ont soulevé plusieurs problèmes qui touchent la communauté immigrée:
-- Les difficultés pour accéder au FIPI (Fonds d'impulsion à la politique des Immigrés) Selon un intervenant, assez souvent, ce sont des associations de
non-immigrés qui facilement décrochent des financements!
-- L'accès aux crèches néerlandophones à Bruxelles
-- La situation des jeunes et les États Généraux de la jeunesse africaine d'origine (en préparation), etc.
Lors de son exposé, le ministre Pascal Smet a lancé une phrase qui nous a interpellé: Apparemment dans un pays démocratique évidente, mais transposée dans le contexte politique congolais peut
gêner plus d'un: «On fait la politique pour changer la société, servir les gens, travailler pour la communauté, la société ... »Et de conclure que le jour où il se rend compte qu'il ne plus obéir
à ces principes, il cesse de faire la politique.
Il serait intéressant que pareilles paroles sortent de la bouche de ceux qui au Congo se disent politiciens!
Ci-dessous en vidéo, les impressions après la rencontre, de Madame Brigitte Wamu, membre de Congo-cultures.
Cheik FITA
Bruxelles, le 5 février 2010
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