Petite pagaille autour d’un restaurant bruxellois non loin de la grand’ place, le jeudi
12 mai 2011. Vital Kamerhe président de l’UNC et ancien Président de l’assemblée nationale devait présenter à la presse un de ses ouvrages, préfacé par l’ancien premier ministre socialiste
français, Michel Rocard.
Le représentant de l’éditeur, Me Bernard Remiche, Professeur Grégoire Bankandeja co-auteur, la presse belge et congolaise étaient là.
Seulement voilà, en cette période pré-électorale ou pré-révolution, les nerfs des
congolais sont à fleur de peau. Moindre allusion au Congo intéresse les compatriotes dans un seul but : que cela débouche sur un changement de système au Congo.
À midi, heure du début de la manifestation, des combattants sont déjà dans le
restaurant, plus nombreux que les organisateurs. A notre question sur cette présence ils répondent :
« Monsieur Kamerhe s’est déclaré candidat à la présidence. Nous voulons l’écouter
et lui poser des questions… »
Autre réponse : « Il n’y a qu’un seul tour à la présidentielle. Quelle est la
position de monsieur Kamerhe ? »
Une heure d’attente, quatre-vingt-dix minutes… Finalement, on nous annonce que la
conférence de presse n’aura plus lieu… Ici.
Dans l’entretemps dehors, non seulement la police s’est déployée, mais des congolais
aussi font le pied de grue.
Nous avons recueilli quelques avis sur ce report :
« Quand on cherche à être Président de la République, on ne doit pas fuir ses
compatriotes… Même s’ils viennent vous entartrer, ou avec des œufs pourris à lancer contre vous… »
« Pour gagner contre l’apartheid, les sud-africains avaient été tous derrière un
seul homme : Mandela… »
Kamerhe est-il le « Mandela congolais en ce moment ? »
Cheik FITA
Bruxelles, le 12 mai 2011