Info en ligne des Congolais de Belgique
Par Cheik FITA
Le MLC, Mouvement pour la Libération du Congo a tenu une conférence de presse le jeudi 3 mars 2011 de 10h30 à 12h au Centre de Presse International belge, sis Résidence Palace, Rue de la loi n° 155 à 1000 Bruxelles.
A l’ordre du jour : informations sur le déroulement du procès du Sénateur JEAN PIERRE BEMBA GOMBO à la Cour Pénale Internationale (CPI) et de la réaction du MLC à l'actualité politique en République Démocratique du Congo et en Afrique.
Au podium, quatre personnalités : madame Eve Bazaiba, sénatrice, monsieur Modizo, député national, élu de Kinshasa, monsieur Mbungani, représentant du MLC au Benelux et monsieur Dieudonné Wabi, de l‘AJPBA, modérateur du jour.
Après l’introduction la parole est donnée à la sénatrice Eve Bazaiba, oratrice principale.
D’entrée de jeu, la sénatrice congolaise lance : « Jean-Pierre Bemba est victime d’une machination politico-judiciaire. » Son arrestation, sa détention et son procès ont un caractère sélectif.
Les vrais protagonistes de la guerre en République centrafricaine étaient : Monsieur Ange Patassé, Président d’alors et le rebelle de l’époque, François Bozizé, depuis, Président. Eux sont en liberté, et Bemba qui avait secouru un pouvoir issu des urnes est écroué.
Ces deux là n’ont jamais été inquiétés et ils sont allègrement en liberté.
Dans un monde où la liberté est la règle, et la détention une exception, il est difficile de comprendre que monsieur Jean-Pierre soit encore détenu jusqu’à ce jour.
Pourquoi ?
Depuis le 14 août 2009, Jean-Pierre Bemba aurait pu jouir d’une liberté provisoire.
Il n‘en est toujours pas question… Parce qu’il n‘y a pas de pays d’accueil ( !)
Et depuis que les débats de fonds ont commencé, les témoins brillent par leurs contradictions.
Pire, certains témoins, pourtant à charge, reconnaissent avoir été appâtés par des enquêteurs de la CPI en mission en République Centrafricaine pour rechercher les « victimes » en remplissant à leur place les différents formulaires avec des contre-vérités ainsi que des gonflements des biens prétendument pillés par les hommes de Jean-Pierre Bemba.
Les femmes venues nombreuses répondre à l’appel des enquêteurs de la CPI s’étaient entendues dire : « Déclarez que vous avez été " violées"... ». Ironie du sort, pour les quelques unes qui avaient fait l’amour avec des soldats du MLC, c’était en réalité des concubines ou mêmes des femmes à qui on avait proposé le mariage !
Deux témoins sont même passés avec un « dièse ! » identique : une histoire de mobylette !
La sénatrice Bazaiba a ainsi relevé toutes les incohérences qui entourent ce procès.
Et des 10.000 pages initiales du dossier du procureur Ocampo, il ne reste presque plus rien.
Appel a ainsi été lancé aux états signataires du traité de Rome instituant la CPI, de regarder attentivement la gestion des millions investis dans cette cour : 40% vont chez le procureur, pour quel résultat ?
Démenti a été apporté à propos d’une éventuelle présence de militaires du MLC en Libye et diffusée par le quotidien belge Le Soir. Pour ceux qui suivent l’actualité de la RD Congo, c’est depuis 2002 que les forces du MLC avaient été versées dans l’armée nationale congolaise. Et la centaine de gardes rapprochées de Bemba n’existent plus en tant que tel depuis 2007.
Des questions ont été posées par rapport à l’actualité :
Le MLC présentera-t-il des candidats aux prochaines élections en RD Congo? Oui à tous les postes.
Le MLC est-il pour un candidat unique de l’opposition ?
Réponse : il est pour un programme commun.
Est-il possible qu’il y ait une union de l’opposition ? Oui, Mais chaque chose en son temps.
Quant à la tentative de « coup d’Etat » en RD Congo le dimanche 27 février 2011, le MLC se dit étranger à cela.
Cheik FITA
Bruxelles, le 3 mars 2011.
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