Info en ligne des Congolais de Belgique
Par Cheik FITA
En date du 25 septembre 2013, le site Internet de la libre Belgique a publié une information selon laquelle la Belgique entrevoyait de lancer un plan Marshall, non pas pour la RD Congo, mais pour sa partie Est.
Malgré le caractère apparemment altruiste du projet, un certain nombre d’interrogations peuvent être soulevées:
Le pouvoir de Kinshasa, la diplomatie belge et les pays voisins ont-ils la même conception du plan Marshall ? Dans ce projet, les agendas sûrement cachés des uns et des autres sont-ils les mêmes ?
La RD Congo étant un sous-continent, son développement est-il obligatoirement lié au développement des pays voisins de moindres dimension que sont le Rwanda, le Burundi et l’Ouganda ?
Ce plan, est-ce la meilleure façon d’honorer la mémoire des millions de morts congolais à l’Est du pays qu’on agite apparemment à dessein ? Est-ce la réponse adéquate à l’expansionnisme du régime de monsieur Paul Kagame ?
53 ans après l’indépendance, est-ce toujours « l’expertise » belge qui doit concevoir et piloter ce qui est bon ou pas pour la RD Congo ? Ou alors, est-ce une façon polie de dire que le navire « RD Congo » vogue sans commandant ? S’il en est ainsi, pourquoi ne pas s’attaquer directement à cette cause ?
Pourquoi la diplomatie belge dirigée par monsieur Didier Reynders feint-elle d’ignorer que l’illégitimité au sommet de l’état congolais est pour beaucoup dans la survivance du conflit à l’est de la RD Congo ? Illégitimité que cette diplomatie est une des rares du monde à caresser dans le sens des poils ?
Quelles sont les chances de réussite d’un projet dans lequel les aspirations profondes du peuple congolais sont méprisées ?
Où qu’ils soient, sachant que « Les Etats n’ont que des intérêts », les Congolais devraient ouvrir l’œil et le bon en se remémorant cette phrase
De Gandhi : « Tout ce que vous faites pour moi sans moi, vous le faites contre moi ».
Ci-dessous, l’article publié par la Libre Belgique, et quelques éclaircissements sur ce qu’avait été le plan Marshall.
Bruxelles, le 3 octobre 2013
Cheik FITA
La Belgique a entrepris de fédérer les efforts de la Banque mondiale, de l'Union européenne et de sa propre coopération en faveur d'un développement socio-économique de l'est de la République démocratique du Congo (RDC) et de son voisinage, afin de favoriser le retour de la paix dans la région des Grands Lacs, ont indiqué mardi soir les ministres belges des Affaires étrangères et de la Coopération, Didier Reynders et Jean-Pascal Labille, à l'issue d'une rencontre à New York avec le président congolais Joseph Kabila.
"La Belgique est un peu l'initiateur, du fait de son expertise, mais c'est un projet collectif", a souligné M. Labille devant quelques journalistes belges et congolais, après avoir évoqué lundi une sorte de "plan Marshall" pour la région des Grands Lacs, en proie à des décennies de troubles qui ont fait des millions de morts et qui se poursuivent aujourd'hui, principalement dans la province du Nord-Kivu (est de la RDC), voisine du Rwanda - un pays accusé par Kinshasa et l'ONU de soutenir la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23).
Suite en cliquant sur le lien suivant : http://www.lalibre.be/actu/international/un-plan-marshall-pour-l-est-de-la-rdc-mis-en-place-par-la-belgique-5242577e3570bed7db9dbd7c
Le plan Marshall (après son élaboration, il fut officiellement appelé « Programme de rétablissement européen », en anglais European Recovery Program : ERP) était un plan américain pour aider la reconstruction de l'Europe après la Seconde Guerremondiale.
Entre 1947 et 1951, les États-Unis consacrent plus de treize milliards de dollars de l'époque (dont onze milliards en dons) au rétablissement de 16 pays européens en réponse à l'Organisation européenne de coopération économique (OECE, aujourd'hui l'OCDE). Le montant total de l'aide correspond à 100 milliards de dollars actuels [Quand ?], soit environ 4 % du PNB pendant cinq ans.
Les Américains ont ainsi contribué à la coopération européenne2, prélude à la construction européenne (Voir CEE).
Le mécanisme retenu consistait pour les États-Unis à fournir un crédit à un État européen. Ce crédit servait à payer des importations en provenance des États-Unis. L'État européen bénéficiaire encaissait, en monnaie locale, le produit des ventes de ces importations sur son marché national, ainsi que les droits de douanes afférents. Parallèlement cet État devait octroyer à des agents économiques nationaux (entreprises ou administrations) des crédits destinés à des investissements d'un montant deux fois supérieur au crédit qu'il avait lui-même reçu. L'État bénéficiaire devait en outre faire la preuve qu'il autofinançait sa part, sans recourir à la création monétaire. Par ce montage, les États-Unis encourageaient un effort significatif d'équipement et d'épargne en Europe.
La reconstruction européenne, relativement rapide, fut largement stimulée par l'aide américaine, tandis que l'économie américaine évita ainsi la récession à cause d'une surproduction massive qu'aurait pu entraîner la cessation des hostilités
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