Info en ligne des Congolais de Belgique
Par Cheik FITA
Le compte à rebours pour les élections 2011 en RD Congo a déjà commencé. Le 6 décembre 2011, les Congolais devront avoir un nouveau président élu ainsi qu’un nouveau parlement.
La route sera sûrement seméed’embuches et pour cause :
L’AMP alliance pour la majorité présidentielle encore au pouvoir en RD Congo, s’est inscrite dans la logique de se cramponner au pouvoir par tous les moyens, bien de signes l’attestent : modification de la constitution à la hussarde, musèlement et emprisonnement des opposants, campagnes d’intimidation, achat des consciences…
Depuis le 24 avril 1990, la démocratie congolaise n’aura descendu sa culotte aussi bas.
Une fois par semaine au moins, jusqu’aux élections, nous donnerons la parole aux Congolais de Belgique ou de passage en Belgique pour commenter l’actualité au pays ainsi que le processus électoral.
Pour ce premier numéro nous avons comme invités :
Félix Tshisekedi de l’UDPS, Albi Bweya de l’Anader, Louise Ngandu de l'UREC, Wilkens Alhongo du Mirgec.
De leurs propos, ceci peut être retenu :
Le 6 décembre 2011, le nouveau président doit prêter serment. Si d’aventure le pouvoir actuel était incapable d’organiser les élections dans les délais constitutionnels, il devra en tirer toutes les conséquences c’est-à dire : dégager.
Comme dans la fable « la cigale et la fourmi » de Jean de La Fontaine, l’AMP s’est amusée durant cinq ans, pillé le peuple. Et maintenant, ses ténors se rendent subitement compte des échéances !
Le pouvoir appartient au peuple. Et si une clique d’individus se hasarde à le confisquer, le peuple est en droit de récupérer son pouvoir. Cela se trouve dans l’actuelle constitution, cela figure aussi dans l’acte constitutionnel de transition issu de la CNS : un texte de référence.
Si en 2005 le pouvoir s’était permis de prolonger la transition par des faux fuyants, cette fois, il n’en sera pas question.
Bruxelles étant la capitale on seulement de la Belgique, mais aussi de l’Union européenne, nos interlocuteurs ont également adressé un message ferme à ce qu’on appelle « communauté internationale » :
- Depuis plus d’une décennie le Congo crie au secours. Il est à peine entendu. Et c’est juste si par moments, on dénonce du bout des lèvres, sans plus. Le temps est venu pour cette communauté internationale de se mettre du côté du peuple.
- Démocratie signifiant pouvoir du peuple, le peuple congolais, si on lui vole ses voix peut s’assumer comme l’ont fait les tunisiens par exemple.
- Des pressions doivent être exercées sur le pouvoir de Kinshasa.
En conclusion, l’expression doit être libérée. Et un test grandeur nature arrive : le meeting de l’UDPS en date du 24 avril 2011 au stade Tata Raphaël !
Cheik FITA
Bruxelles, le 16 mars 2011
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