Info en ligne des Congolais de Belgique
Par Cheik FITA
Profitant de la présentation à Bruxelles du livre « Cadastre des infrastructures : problèmes et recommandations. Cas des provinces du Nord et du Sud-Kivu. », Avec d’autres confrères, nous avons posé un certain nombre de questions à monsieur l’abbé Malu Malu à propos des élections en RD Congo.
DES FAITS
- À l’issue du dialogue inter congolais en 2002, il y a eu une transition avec des institutions de la transition parmi lesquelles la CEI.
- Des élections devaient avoir lieu, commençant par les locales pour se terminer par la présidentielle. La carte d’électeur de la CEI en fait foi.
- En mars 2006 une nouvelle constitution a été promulguée.
- Le 6 décembre 2006, monsieur Joseph Kabila a prêté serment en tant que Président pour un mandat de 5 ans marquant ainsi la fin de la transition.
- En 2007, le parlement issu des élections a été installé.
- Dans la nouvelle constitution, la CEI était dissoute de fait avec l’installation du nouveau parlement.
- Le Président de la CEI devait à cet effet présenter au parlement son rapport et tirer sa révérence.
- Seulement, les élections locales avaient été zappées.
- Et… La CEI sensée dissoute de plein droit publie maintenant un calendrier électoral dans lequel les élections locales auront lieu en 2013. Plus de dix ans après !
- Dans le même calendrier électoral, le nouveau président élu prêtera serment en avril 2012, soit quatre mois au-delà de la date anniversaire de la prestation de monsieur Joseph Kabila.
INTERROGATIONS, ZONES D’OMBRE.
Le processus électoral congolais devient ainsi un casse-tête. Monsieur l’abbé Malu Malu issu de la société civile a été un acteur majeur dans notre processus électoral. Contrairement aux autres acteurs de la transition, il est toujours à l’œuvre.
Sur quelle base juridique ?
Avec quel mandat ?
À qui rend-t-il compte ?
Sur quelle ligne budgétaire tire-t-il les revenus de ses actions ?
Notre Congo qui se dit démocratique ne devrait-il pas logiquement s’appuyer sur des textes et respectés par tous ?
Il ya eu des accords entre forces politiques en 2002.
- au-delà de ces accords, y avait-il des individus ou des groupes d’individus ayant le pouvoir modifier un seul mot des accords, ou pire, tout chambarder ?
- La constitution étant la loi des lois devrait être respectée par tous. L’est-elle ?
- Après le 6 décembre 2001, n’allons-nous pas nous retrouver dans l’illégalité et l’illégitimité ?
- Pour le curé, il y a impossibilité matérielle d’organiser les élections dans les délais. OK. Question : ceux dont le mandat électif va vers la fin, une fois illégitimes, sur quel base imposeront-ils leurs vues aux autres?
- Gouverner étant prévoir, dit-on, il y a eu durant quatre ans déjà, des gens à la tête de différentes institutions pour gouverner, pour prévoir. Apparemment, ils n’ont pas prévu ! Alors, qui est responsable ? Doit-on pointer les coupables du doigt ou pas ?
Pour aider nos lecteurs à se faire une opinion, nous diffusons donc ci-dessous un certain nombre de vidéo où l’abbé Malu Malu s’exprime, notamment à propos du processus électoral en RD Congo.
Que retenir ?
Que comprendre entre les lignes ?
Quelles conclusions en tirer ?
La démocratie congolaise est-elle en péril ou pas ?
Que dire à la population, le souverain primaire ?
Cheik FITA
Bruxelles, le 20 septembre 2010
Eclipse Next 2019 - Hébergé par Overblog