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Par Cheik FITA
Le jeudi 19 novembre 2009, les Chefs d’Etat et de gouvernements de l’Union Européenne ont élu à l’unanimité le belge Herman Van Rompuy comme Président de l’Union pour deux ans et demi.
Van Rompuy devient ainsi le premier interlocuteur européen du charismatique Obama, Président des Etats-Unis d’Amérique !
Cette ascension est un élément de grande fierté pour les belges ainsi que pour tous ceux qui ont choisi la Belgique comme nouvelle patrie.
Si Van Rompuy est devenu Premier ministre belge c’est parce qu’il avait dû remplacer Yves Leterme démissionnaire, du même parti que lui, mais plus populaire en Flandre. À l’issue des élections législatives de 2007, Van Rompuy ne rêvait pas d’être Premier Ministre. Suite à la crise politique, il lui avait été demandé d’être Premier Ministre, il avait accepté.
Le scénario vient de se répéter au niveau européen. Des candidats plus connus ont lorgné le poste, ils se sont cassés les dents. Des pays comme l’Allemagne et la France ont proposé Van Rompuy à ce poste, il a accepté. Et voilà !
En même temps cet événement est un piège pour la classe politique belge. Les problèmes communautaires du genre « scission de l’arrondissement Hal-Vilvoorde » empoisonnent la politique belge. Jusque là, la médiatisation de cette guéguerre se limitait dans le royaume et par moment suscitait la curiosité de français, nos voisins.
Mais désormais, la Belgique a les caméras du monde entier tournée vers elle : elle a, et la présidence de l’Union européenne, et le siège de ses institutions sans compter l’OTAN.
Les politiciens belges sauront-ils mettre une sourdine à leurs petites ambitions, le temps que la présidence de Van Rompuy passe ?
Premier test : la désignation d’un nouveau Premier Ministre en remplacement d’Herman Van Rompuy.
Cheik FITA
Bruxelles, le 20 novembre 2009
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